Les agissements de Donald Trump ont mis à nu les faiblesses du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, censé veiller au respect du droit international.
S’exprimant lors du Forum économique mondial de Davos, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que les États-Unis estiment désormais que la coopération mondiale est « sans pertinence » et que la puissance américaine prime sur le droit international. Il a averti que le Conseil de sécurité de l’ONU, devenu inefficace, ne reflète plus les réalités du monde actuel.
Pourtant, cette volonté des États-Unis d’annexer le Groenland n’est pas le premier acte de violation du droit international. S’il y a autant de tollé c’est parce qu’est un conflit qui guette les membres de l’OTAN. George Bush avait envahi l’Irak sous des prétextes fallacieux, notamment pour s’approprier ses ressources pétrolières. Son successeur, Barack Obama, a poursuivi des politiques interventionnistes héritées de cette guerre, dont les conséquences ont conduit à l’arrestation et à l’exécution de Saddam Hussein.
En Afrique, la Libye a subi les attaques de la France et de ses alliés sous couvert de défense de la démocratie, ce qui a conduit à l’assassinat de Mouammar Kadhafi et au pillage des ressources du pays.
Au Conseil de sécurité, le Mali a déposé une plainte contre la France et l’Algérie. Jusqu’à présent, l’ONU n’a pris aucune mesure concrète face à cette situation.
