Téhéran – Les tensions entre l’Iran et les États-Unis connaissent une nouvelle montée en puissance. Les autorités iraniennes ont annoncé avoir mené une série d’attaques de drones contre plusieurs installations militaires américaines au Moyen-Orient, en réponse à une attaque qu’elles imputent à Washington et qui aurait causé la mort de quatre civils.
Selon un communiqué de l’armée iranienne, les frappes auraient visé des dépôts de carburant, des entrepôts, de grands hangars d’équipements ainsi que les lieux de résidence des forces américaines sur la base de Sheikh Issa, à Bahreïn. D’autres installations auraient également été ciblées sur la base d’Al-Azraq, en Jordanie, notamment des hangars d’avions, des ateliers de maintenance aéronautique et les hébergements des militaires américains.
Les autorités iraniennes ont averti que « toute mesure prise pour porter atteinte aux intérêts légitimes et légaux du peuple de la République islamique d’Iran et à son système entraînera également la déstabilisation de la sécurité et des intérêts des autres pays économiques de la région ».
Le CGRI annonce la 26e vague de l’opération «Nasr 2»
Dans un communiqué distinct, les relations publiques du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont indiqué que leurs forces avaient mené la 26e vague de l’opération « Nasr 2 ». Selon le CGRI, cette offensive aurait permis de détruire une unité américaine spécialisée dans la guerre électronique sur la base d’Al-Adeiri, au Koweït, au moyen d’attaques combinées.
Le communiqué affirme également qu’un centre médical rattaché à cette unité a été touché, faisant plusieurs morts et blessés parmi le personnel, tandis que la tour de contrôle du trafic aérien de la base aurait subi d’importants dégâts.
Le CGRI présente cette opération comme une poursuite de la riposte aux actions militaires américaines. Les autorités iraniennes accusent en effet les États-Unis d’avoir mené, jeudi à l’aube, une frappe contre la route empruntée par des fidèles se rendant au mausolée de l’Imam Hussein. Elles affirment également qu’un raid américain au poste-frontière de Shalamcheh, à la frontière avec l’Irak, aurait fait deux morts et onze blessés.
À l’heure de la publication, ces affirmations n’ont pas pu être confirmées de manière indépendante et les autorités américaines n’ont pas, dans cet article, apporté de réponse officielle à ces allégations.
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