Les actes de xénophobie menés par certains Sud-Africains noirs, qui persécutent les migrants subsahariens sous prétexte qu’ils auraient envahi leur pays pour leur voler des emplois, les tensions prennent de plus en plus une tournure diplomatique préoccupante. Face à la persécution de ses ressortissants vivant en Afrique du Sud, le gouvernement botswanais a apporté une réponse ferme : il a coupé l’électricité fournie à l’Afrique du Sud et fermé ses frontières.
Le président Duma Boko a décrété l’état d’urgence et annoncé des mesures drastiques contre l’Afrique du Sud, dans un contexte de tensions exacerbées par des accusations de xénophobie visant des citoyens botswanais.
Parmi les décisions les plus marquantes figure la coupure d’électricité dans plusieurs provinces sud-africaines, une mesure sans précédent qui risque d’aggraver la crise énergétique que connaît déjà le pays voisin, rapporte la presse locale. Par ailleurs, le gouvernement botswanais a ordonné la fermeture immédiate de ses frontières et exigé le retour de tous ses ressortissants actuellement en Afrique du Sud. Dans un discours ferme, Duma Boko a vivement critiqué le traitement réservé aux citoyens botswanais, rappelant le soutien historique de son pays durant la lutte contre le régime d’apartheid :
«Nous vous avons aidés à lutter contre l’oppression, et aujourd’hui nos enfants sont humiliés», a-t-il fustigé.
Durant la période de l’apartheid, qui constitue la page la plus sombre de l’histoire politique de l’Afrique du Sud, ses voisins avaient apporté un soutien crucial aux combats menés par les militants de l’ANC contre le gouvernement ségrégationniste, qui cherchait à imposer la domination blanche sur le continent.
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