Paris/Ouagadougou – La France a fermement rejeté, jeudi, les accusations des autorités burkinabè l’accusant de soutenir des groupes armés terroristes à la suite des attaques coordonnées perpétrées le 30 juin 2026 contre plusieurs positions de l’armée burkinabè.
Interrogé par l’agence Anadolu, le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a renvoyé aux déclarations de son porte-parole adjoint, Glenn Salic, prononcées lors d’un point de presse à Paris. «Ces allégations sont complètement fausses. Nous condamnons fermement toutes les attaques terroristes, ainsi que les exactions commises à l’encontre des civils au Sahel, et réitérons notre plein soutien aux populations, qui sont les premières victimes de la crise en cours. L’engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme à travers le monde est connu de tous », a déclaré le responsable français.
Le Quai d’Orsay a également mis en avant le rôle joué par la France dans les opérations de lutte contre les groupes jihadistes au Sahel au cours de la dernière décennie. «La France a joué tout son rôle pour faire reculer le terrorisme au Sahel, aux côtés des armées de la région et à la demande des autorités locales. Elle en a lourdement payé le tribut. Je souhaite rendre hommage à nos soldats tombés en combattant les groupes terroristes au Sahel. Nous avons ensuite retiré nos forces, conformément aux décisions souveraines des États qui ne souhaitaient plus leur présence. Nous poursuivons néanmoins une coopération avec les États de la sous-région qui en expriment le besoin », a ajouté Glenn Salic.
Cette réaction intervient au lendemain d’une série d’attaques coordonnées visant plusieurs positions militaires dans différentes régions du Burkina Faso. Selon un communiqué de l’état-major général des armées burkinabè, les opérations de riposte ont permis de neutraliser plus de 400 terroristes.
À la suite de ces affrontements, les autorités de transition ont accusé la France d’apporter un soutien à des groupes armés opérant sur le territoire burkinabè, des accusations désormais catégoriquement démenties par Paris.
Ces échanges illustrent la profonde détérioration des relations entre les deux pays. Le 26 juin, les autorités burkinabè ont annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec la France, après avoir mis fin à la coopération militaire bilatérale et obtenu le retrait des forces françaises du Burkina Faso. Quelques jour auparavant, un député français a porté une loi condamnant le Burkina au sein du parlement européen. Réponse du berher à la bergère Ouagadougou a o seulement contesté les faits mais a rompu les relations diplomatiques avec la France
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