Désormais, les partis politiques sont dissous au Burkina Faso jusqu’à nouvel ordre. Après la décision prise en Conseil des ministres, le texte a été soumis au vote de l’Assemblée législative de transition (ALT), où il a été adopté à l’unanimité.
Cette loi abroge les principaux instruments juridiques encadrant le système partisan et ouvre la voie, selon le gouvernement, à une refondation en profondeur de la vie politique nationale. Défendu par le ministre d’État chargé de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, le texte met fin à l’existence légale de partis dont les activités étaient déjà suspendues depuis septembre 2022.
L’adoption de cette loi entraîne l’abrogation de plusieurs textes majeurs, notamment la charte des partis politiques de 2001, la loi de 2009 relative à leur financement ainsi que celle définissant le statut de l’opposition. Pour l’exécutif, ces instruments ont favorisé une prolifération de partis jugés peu représentatifs, contribuant à la défiance citoyenne et à la fragmentation du paysage politique.
Le gouvernement justifie cette décision par la nécessité d’adapter le cadre institutionnel aux défis sécuritaires, politiques et sociaux actuels. Il affirme vouloir poser les bases d’un nouveau système politique « plus cohérent et enraciné dans les réalités nationales ». Les autorités assurent par ailleurs que les biens des partis dissous feront l’objet d’une évaluation transparente avant leur intégration au patrimoine de l’État.
