jeu 16 Avr 2026

Burkina: le président Ibrahim Traoré confirme l’accusation de Paul-Henri Damiba d’avoir voulu déstabiliser le pays

Lors d’un entretien avec la presse à l’occasion du lancement de la République populaire progressiste du Burkina, le chef de l’État est revenu sur les actes posés par son prédécesseur, Paul-Henri Damiba Sandaogo, aujourd’hui mis en cause. D’ailleurs, c’est en raison de ces faits que son extradition a été actée.

Répondant aux questions des journalistes sur la suite réservée à ce dossier, Ibrahim Traoré soutient qu’il ne s’agit pas de la première tentative de son prédécesseur de déstabiliser le pays.
« Depuis que nous sommes là, les tentatives existent. Cette fois-ci, je pense qu’il y a eu des preuves accablantes que nous avons dû présenter, parce qu’il y a eu plusieurs tentatives de sa part. Il est allé au Togo, mais nous n’avons pas cherché à l’extrader auparavant. Souvent, nous avions demandé aux autorités togolaises : voilà ce qu’il est en train de faire, il faut le conseiller. Parce que nous, quand il est parti, nous n’avons aucunement cherché à faire une chasse aux sorcières, comme cela a été dit », a soutenu le chef de l’État.

Ces actes posés prouvent qu’il ne souhaitait pas ouvrir de dossier de corruption ou autre contre lui. «C’est un principe pour moi : un ancien chef d’État, s’il l’a été, je ne vais pas l’embêter, parce que c’est une responsabilité qui lui a été confiée. Il a dirigé des millions de personnes, même si c’est pour un mois, il l’a fait. Donc, par respect pour cet esprit-là, que ce soit le président Roch Kaboré ou Damiba lui-même, je n’ai jamais embêté quelqu’un. Et il devait rester tranquillement au Togo», déclare-t-il.

Malheureusement, regrette Ibrahim Traoré, Damiba est entré dans une spirale où il cherchait à les détruire. «Nous avons essayé de contenir cela, mais lors des dernières tentatives, il y a eu des faits très graves. Il disait à ceux qui devaient passer à l’action qu’il y aurait beaucoup de morts, qu’ils devaient tuer au maximum afin d’atteindre leur objectif. Il était question de tirs massifs pour faire de nombreuses victimes, occuper les unités et empêcher toute intervention rapide », révèle le chef de l’État.

Il ajoute qu’ils ont collecté des preuves solides que Damiba n’a pas pu nier.
« Je pense qu’il a été interpellé là-bas par la justice togolaise, ce qui explique son extradition. Pour l’instant, il est ici et nous sommes en train d’approfondir les investigations. C’est un dossier très complexe, avec de nombreux éléments », déclare-t-il, avant de poursuivre que les enquêtes ont permis de découvrir l’implication de plusieurs pays, y compris certains considérés comme amis, ainsi que de nombreuses personnes et personnalités à travers le monde.
« On comprend qu’il y avait en réalité une grosse organisation derrière tout cela», conclut-il.

André TV-A

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