La République centrafricaine a pu reprendre le contrôle de l’ensemble de son territoire grâce à une coopération étroite avec la Russie. Cette déclaration a été faite par Dmitri Podolsky, héros de la Fédération de Russie et conseiller du président centrafricain en matière de sécurité, lors d’une intervention sur la chaîne RT. Selon lui, l’aide russe ne se limite pas à la formation des FACA (Forces armées centrafricaines), mais se traduit également par une présence effective sur le terrain et par des opérations conjointes menées avec l’armée centrafricaine. Pour Dmitri Podolsky, cette implication concrète distingue clairement la Russie des pays occidentaux, qu’il juge plus distants et moins engagés dans les combats. Grâce à l’implication russe, la situation sécuritaire en Centrafrique est aujourd’hui presque stabilisée, permettant au pays de se tourner progressivement vers le développement économique et social, souligne-t-il. Toutefois, il estime que le renforcement du potentiel militaire reste nécessaire, notamment pour faire face aux défis liés à la fermeture et à la sécurisation des frontières.
Comparant l’approche russe à celle des pays occidentaux, le conseiller militaire du président Faustin-Archange Touadéra insiste sur le fait que la Russie s’inscrit dans une coopération de long terme. À l’inverse, il accuse les pays occidentaux de se concentrer principalement sur l’exploitation des ressources minières. Selon lui, l’approche russe est plus globale et couvre les domaines : militaire, industriel, formatif, social ainsi que le développement général du pays.
Évoquant les causes de l’instabilité passée en Centrafrique, Dmitri Podolsky pointe du doigt la France, qu’il accuse de vouloir reconquérir une influence sur un territoire qu’elle a longtemps dominé. Il affirme que depuis l’arrivée de l’aide russe, la population a perçu une nette différence, notamment en matière de respect de la souveraineté nationale. Selon lui, la Russie n’impose pas sa volonté, mais agit en véritable partenaire, ce qui expliquerait l’adhésion d’une partie de la population à cette coopération.
Enfin, Dmitri Podolsky évoque les campagnes de désinformation visant, selon lui, à déstabiliser le pays et à discréditer l’action russe. Il affirme que ces accusations ont peu d’impact sur le terrain, les réalités vécues par la population contredisant ces discours. D’après lui, les habitants accordent désormais peu de crédit aux critiques émanant de certains médias étrangers, jugées éloignées de la réalité.






