lun 2 Mar 2026

Conflit Iranien : Téhéran prêt à une concession mais exige ses conditions.

L’Iran se dit prêt à faire des concessions sur son programme nucléaire, mais à une condition que les États-Unis lève leurs sanctions. Téhéran refuse en revanche de négocier sur ses missiles ou d’arrêter totalement l’enrichissement de l’uranium. Le climat reste donc fragile entre ouverture diplomatique et menace de tensions.

Les discussions indirectes entre Washington et Téhéran ont repris à Oman. Dans un entretien accordé à la BBC, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi, a affirmé que les États-Unis doivent prouver qu’ils veulent réellement conclure un accord. Selon lui, des progrès sont possibles si la question des sanctions est traitée sérieusement.

Les premiers échanges, organisés à Oman, auraient évolué dans une direction plutôt positive, même si rien n’est encore certain. L’Iran évoque plusieurs gestes d’ouverture, notamment la possibilité de diluer son uranium enrichi à 60 %, un niveau proche du seuil militaire. Téhéran se dit prêt à discuter de ce point et d’autres aspects de son programme nucléaire, à condition que les sanctions soient levées. En revanche, aucun détail n’a été donné sur l’ampleur des allègements attendus.

L’Iran maintient toutefois ses lignes rouges. Il rejette clairement l’idée d’un «zéro enrichissement», une exigence souvent associée à Donald Trump. Le programme de missiles balistiques n’est pas non plus négociable. Selon Majid Takht-Ravanchi, ces missiles ont servi à défendre le pays lorsqu’il a été attaqué. Pour Téhéran, il est donc hors de question de renoncer à cet outil de dissuasion.

Dans un contexte où les États-Unis renforcent leur présence militaire au Moyen-Orient, le diplomate iranien prévient qu’un conflit serait traumatisant pour tous et plongerait la région dans le chaos. L’Iran dit privilégier la voie politique, mais promet de réagir fermement à toute menace existentielle.

Malgré des signaux d’ouverture, la méfiance reste forte. L’Iran craint un revirement américain, comme par le passé. Les divergences sur l’étendue des négociations compliquent encore la situation. Le prochain cycle de discussions prévu à Genève pourrait décider de la suite : soit un compromis durable, soit une nouvelle phase de tensions.

Du côté du camp des Etats unis, Benjamin Netanyahu exige que non seulement le projet l’uranium soit détruit mais que l’Iran mettent fin à ses missiles hypersonique à longue portée. Une demande qui parait ridicule pour de nombreux observateurs car si l’Iran accède à cela il devient immédiatement vulnérable et sera détruite par les Etats unis et l’Israël qui n’ont qu’un seul projet d’anéantir la république islamique.

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