Dans le cadre de l’intégration africaine et de la libre circulation des personnes et de leurs biens, le Liberia et la Sierra Leone ont lancé, ce samedi 18 avril 2026, les travaux du futur corridor Monrovia–Freetown. Selon nos confrères de Guinéematin, la cérémonie s’est tenue au poste-frontière stratégique de Bo-Waterside et a réuni les plus hautes autorités des deux pays, les équipes de PaviFort Group ainsi que des acteurs influents de la sous-région ouest-africaine.
Ce projet, d’une envergure sous-régionale selon l’agence Ecofin, est porté par le ministère libérien des Travaux publics et sera réalisé par PaviFort Group. Il vise l’aménagement de 255 kilomètres de routes principales selon un modèle de concession de type Conception, Construction, Exploitation et Transfert (DBOT).
Plusieurs axes prioritaires ont été identifiés, notamment le tronçon reliant le pont Saint-Paul à Klay (38 km en quatre voies), ainsi que les corridors Klay–Bo-Waterside, Klay–Tubmanburg et Madina Junction–Robertsport. Le projet comprend également 38 km de route à deux voies (à péage) entre St. Paul Bridge et Klay, ainsi que 217 km de routes à une voie (sans péage).
Cette infrastructure, explique notre confrère Mamadou Yaya Diallo, reliera des zones stratégiques, dont le comté de Montserrado abritant Monrovia, capitale économique du Liberia, et facilitera l’accès aux postes frontaliers clés entre les deux pays.
Les travaux d’une infrastructure aussi gigantesque sont estimés à un coût global de 364 millions de dollars, dans le cadre d’une concession de 25 ans. Le financement repose sur un partenariat public-privé, avec une contribution de 60 % assurée par l’entreprise et 40 % par l’État libérien, à travers le Fonds routier national.
André TV-A






