Les États-Unis ont été surpris par la résistance de l’Iran, qui est parvenu jusqu’ici à tenir tête à la première puissance militaire mondiale. Face à cette situation, qui aggrave une crise économique déjà préoccupante, Washington apparaît quasiment isolé pour avoir déclenché une guerre qui aurait pu être évitée. Désormais, il pointe un doigt accusateur vers Moscou et Pékin, les accusant de soutenir discrètement Téhéran.
Lors d’une conférence de presse, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a adressé un avertissement ferme à la Russie et à la Chine, les accusant de soutenir l’Iran. Cette déclaration a été faite lors d’un point de presse tenu au Pentagone, mardi 31 mars 2026, selon l’agence de presse Reuters. « Nous savons exactement ce qu’ils font, mais les États-Unis disposent de moyens pour contrer, atténuer ou affronter directement ces actions », a-t-il déclaré, sans toutefois en dévoiler la nature en raison de la sensibilité des renseignements.
Ayant pris part à cette rencontre aux côtés du général Dan Caine, président des chefs d’état-major interarmées, le chef du Pentagone a insisté sur un tournant imminent dans le conflit. «Les jours à venir seront décisifs, car Washington dispose d’un avantage stratégique croissant, tandis que les options de Téhéran se réduisent », a poursuivi le secrétaire à la Défense.
Pete Hegseth a également révélé avoir effectué un déplacement discret dans la zone de responsabilité du CENTCOM le week-end précédent. Cette visite visait à rencontrer les forces américaines engagées dans l’opération « Epic Fury », dont les détails opérationnels restent confidentiels. Sur le plan diplomatique, le secrétaire à la Défense a indiqué que des canaux de négociation restent ouverts et « gagnent en importance ». Toutefois, il a prévenu qu’un échec des discussions entraînerait une intensification du conflit : « Si l’Iran ne conclut pas un accord, la guerre continuera avec plus d’intensité. »
Sur le terrain, la réalité semble toutefois contredire les plans initiaux des États-Unis. Alors qu’ils se préparaient à une guerre éclair, l’Iran est parvenu à en déjouer la stratégie et impose désormais à la coalition israélo-américaine une guerre d’usure.
André TV-A (avec Reuters)
