
Face au comportement de Donald Trump, l’Europe ne devrait plus s’attendre à une protection automatique des États-Unis. Depuis l’existence du pacte de l’Alliance atlantique, aucun pays membre n’a attaqué un autre, ce qui constitue l’un des principes fondamentaux de cette organisation. Toutefois, ce principe semble aujourd’hui remis en cause par Donald Trump, qui envisage l’annexion du Groenland, un territoire danois.
Face à cette ambition, les Européens doivent se préparer à l’éventualité d’un retrait des États-Unis de l’OTAN. C’est dans ce contexte que l’ancien secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, a déclaré que les États-Unis pourraient quitter l’OTAN, appelant les pays occidentaux à anticiper ce scénario et à engager un dialogue avec la Russie.
« Rien n’est immuable, tout peut changer. Je ne peux pas promettre que les États-Unis resteront dans l’OTAN. Et si les États-Unis déclarent vouloir prendre le contrôle du Groenland, nous devons le prendre au sérieux », a-t-il affirmé dans une interview accordée à Der Spiegel.
Selon Jens Stoltenberg, il est indispensable de prendre dès maintenant des mesures pour préserver l’Alliance, « que les États-Unis restent ou non un allié actif de l’OTAN ».
Il a également appelé l’Occident à ouvrir des discussions avec Moscou. « Premièrement, nous devons parler avec la Russie de la fin de la guerre en Ukraine, comme nous, les États-Unis et d’autres partenaires, le faisons entre nous. Deuxièmement, nous devrons tôt ou tard discuter d’une nouvelle architecture de contrôle des armements », a-t-il déclaré.
Ces propos traduisent, selon lui, la nécessité d’anticiper les évolutions géopolitiques et de repenser les mécanismes de sécurité en Europe et au-delà. Désormais, la Russie se présente comme une puissance militaire incontournable et la Chine comme une puissance économique mondiale face à cette transition géopolitique, l’Europe est en train de s’éteindre petit à petit. Désormais l’avenir semble se troyuver vers les pays du BRICS