Les conséquences du blocage du détroit d’Ormuz se font ressentir dans plusieurs pays du monde. L’Afrique n’est pas en reste. Dans les stations-service en Éthiopie, les véhicules transportant des biens essentiels ainsi que ceux du secteur des transports publics ont désormais la priorité. Selon Africanews, il s’agit d’une mesure prise pour tenter de réguler la distribution des carburants face à la pénurie provoquée par le blocus d’Ormuz.
Avec ses 100 millions d’habitants, l’Éthiopie n’échappe pas aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Les autorités d’Addis-Abeba ont indiqué que le conflit et l’instabilité avaient réduit l’approvisionnement quotidien en diesel, passé de 9,2 millions de litres à 4,5 millions de litres.
Mais ce n’est pas tout : les prix du carburant ont également augmenté dans un pays déjà confronté à une inflation d’environ 10 %, où près de 40 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
Face à cette situation, les autorités ont appelé la population à réduire sa consommation et à privilégier, si possible, les énergies renouvelables.
L’Éthiopie encourage depuis plusieurs années l’utilisation des véhicules électriques. La suppression des taxes à l’importation fait partie des mesures incitatives prises par le gouvernement. L’interdiction de l’importation des moteurs à combustion interne est également à l’étude.
André TV-A
