Une initiative de l’Union africaine est en cours pour tenter de résoudre la crise soudanaise qui oppose l’armée dirigée par Abdel Fattah al-Burhan au corps paramilitaire conduit par Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemetti.
C’est dans ce contexte que le président ougandais Yoweri Museveni a accueilli, vendredi à Entebbe, le chef des Forces de soutien rapide (FSR), Mohamed Hamdan Dagalo. L’objectif est de parvenir à une trêve afin de mettre fin aux massacres de civils.
La visite s’inscrit dans le cadre de la médiation africaine : le président ougandais est chargé de faciliter des pourparlers entre Hemetti et le chef de l’armée soudanaise, Abdel Fattah al-Burhan.
Malgré les pressions du « Quad » international et des États-Unis, tout cessez-le-feu demeure conditionné au retrait préalable des FSR des villes et sites militaires qu’elles contrôlent. Depuis le Darfour, le gouverneur Minni Minawi a dénoncé l’accueil réservé à la délégation, accusant Hemetti de graves exactions contre les civils.
Hemetti était accompagné d’une délégation de haut niveau comprenant Abdel Aziz al-Hilu, vice-président du Conseil présidentiel de Taasis et chef du SPLM-N, ainsi que plusieurs membres du Conseil et ministres affiliés. À l’aéroport, ils ont été accueillis par le directeur du Service de renseignement extérieur ougandais et des responsables gouvernementaux.
Lors de la rencontre, Dagalo a soutenu que son objectif n’est pas de prendre le pouvoir, mais de lutter contre des groupes islamistes — une version qui semble toutefois contestée, les FSR étant engagées dans des affrontements directs avec l’armée régulière plutôt que contre des groupes armés.
Samedi, les FSR ont attaqué la ville de Tiné, à la frontière avec le Tchad, faisant des morts dans les rangs tchadiens. Après cette attaque, les forces armées soudanaises ont repris le contrôle de la localité, chassant les insurgés






