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Emmanuel Macron juge le départ du Mali comme une «mauvaise décision» pour Bamako !

Le président français ne semble toujours pas digérer la manière dont l’armée française a été chassée du Mali. Au Kenya, où se tient le sommet Africa Forward, Emmanuel Macron est revenu ce dimanche 10 mai sur le divorce fracassant entre Paris et Bamako. Face à l’embrasement sécuritaire qui ravage le Sahel, le président français a livré un constat amer sur les choix de la junte malienne, qui s’est rapprochée de la Russie pour lutter contre le terrorisme.

Le chef de l’État a rappelé que la France n’avait pas quitté le Mali de son plein gré. Certes, il s’agit d’un départ « sans rancune », estime-t-il. « La France n’a pas quitté le Mali de son plein gré, mais à la demande des putschistes. Ils ont dit : “Nous ne voulons plus de la France.” Nous partons sans rancune », a-t-il martelé, tout en récusant le terme d’échec pour l’opération Barkhane. Pour défendre le bilan de l’armée française, Emmanuel Macron estime que leur départ a créé un vide sécuritaire immédiatement exploité par les groupes terroristes et l’Africa Corps (armée russe en Afrique). « Les événements récents prouvent que ce n’était pas la meilleure décision pour le peuple malien », soutient le président français.

Le 25 avril 2026, des attaques coordonnées du JNIM (lié à Al-Qaïda) et des rebelles du FLA ont frappé jusque dans les rues de Bamako, causant notamment la mort du ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara. Après cette attaque massive et coordonnée des groupes armés du Sahel, qui auraient mobilisé plus de 12 000 combattants, la riposte des forces armées maliennes aurait fait plus de 3 500 morts dans les rangs des assaillants.

La France est aujourd’hui accusée par certains d’être l’un des principaux parrains des groupes terroristes dans le Sahel. Après la déstabilisation de la Libye, l’ancien président Nicolas Sarkozy a favorisé l’installation, dans le nord du Mali, d’anciens combattants touaregs ayant servi sous Mouammar Kadhafi. Selon ces accusations, le projet visait à créer un État indépendant avec Kidal comme capitale.

TV-A

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