En ce début du mois de janvier 2026, le marché régional des titres publics de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a affiché une forte liquidité. Pour la levée de fonds de la Côte d’Ivoire, les investisseurs ont proposé des montants largement supérieurs aux besoins exprimés par l’État ivoirien.
En effet, le pays d’Houphouët-Boigny visait un peu plus de 300 milliards de FCFA, mais les souscriptions ont dépassé les 500 milliards de FCFA. Le gouvernement d’Alassane Dramane Ouattara a toutefois décidé de ne pas retenir la totalité de cette enveloppe, refusant environ 200 milliards de FCFA. Ces fonds n’ont donc pas été mobilisés par le ministère des Finances.
Cette décision s’explique essentiellement par le niveau des taux d’intérêt. En effet, plus le volume emprunté est important, plus les conditions de financement peuvent devenir coûteuses. Accepter des montants supplémentaires aurait impliqué de supporter des taux d’intérêt plus élevés. L’État ivoirien a ainsi fait un choix stratégique clair : emprunter moins, mais à de meilleures conditions, avec des taux maîtrisés compris entre 6,5 % et 6,8 %.
