Les autorités béninoises demandent l’extradition de l’activiste Stellio Gilles Robert Capo Chichi, plus connu sous le nom de Kémi Séba, leader de l’ONG Urgences panafricaines. Celui-ci a été arrêté le 13 avril à Pretoria, en Afrique du Sud, alors qu’il tentait de se rendre au Zimbabwe avant de rejoindre l’Europe.
Le 15 avril 2026, Stellio Gilles Robert Capo Chichi (45 ans), son fils Khonsou Seba Capo Chichi (18 ans) et le passeur François van der Merwe ont comparu brièvement devant le tribunal de première instance de Brooklyn, un quartier situé à Pretoria, la capitale administrative du pays. Toutefois, l’audience est reporté car le tribunal doit vérifier l’authenticité du document de voyage que détient Kemi Séba
Dans la foulée, deux officiels béninois ont été dépêchés dont le ministre des Affaires étrangères afin de trouver un accord avec les autorités sud-africaines. Toutefois, au moment de son arrestation, l’activiste était détenteur d’un passeport diplomatique nigérien.
Le fait d’avoir voyagé avec un document d’un autre pays laisse penser que Kémi Séba ne dispose plus de documents béninois, d’autant plus que sa nationalité lui a été retirée par Patrice Talon. S’il est expulsé pour séjour illégal, il devra être renvoyé vers la frontière, c’est-à-dire vers le pays par lequel il est entré. Dès lors, dans la mesure où Kémi Séba n’est plus de nationalité béninoise, le Bénin ne dispose pas légalement de base solide pour réclamer son extradition. En plus, la vie de l’activiste pourrait en outre être menacée en raison d’accusations liées à un crime contre l’État.
Malgré le fait que le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), Mario Metonou, ait demandé son extradition, les chances que l’activiste panafricaniste, proche de la Russie, soit extradé restent minimes.
André TV-A






