Après la nuit apocalyptique de dimanche à lundi, Moscou avait appelé les ambassades étrangères en Ukraine à évacuer leur personnel avant de procéder à des bombardements plus intenses. Ce mardi, la France, par la voix du porte-parole du Quai d’Orsay, Pascal Confavreux, a affirmé qu’elle n’envisageait pas d’évacuer son personnel diplomatique de Kiev malgré les menaces formulées par Moscou à proximité des ambassades étrangères, dénonçant une « nouvelle intimidation » russe et jugeant « inacceptable » toute tentative de se « disculper » d’éventuelles frappes futures contre des infrastructures civiles.
« Non, c’est hors de question », a martelé Pascal Confavreux sur le média français franceinfo, repris par l’agence de presse Anadolu. La Russie, « en tant que membre permanent du Conseil de sécurité et co-belligérant, doit garantir la protection des civils ukrainiens ainsi que des représentations diplomatiques étrangères », a-t-il poursuivi.
Le porte-parole accuse Moscou de chercher à intimider les chancelleries occidentales après les déclarations russes évoquant des frappes contre des centres administratifs situés à proximité des ambassades. « Viser des infrastructures civiles constitue des crimes de guerre », a-t-il rappelé, reprenant des propos précédemment tenus par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
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