En discussion cette semaine au Sénat, deux textes l’un portant sur l’aide à mourir, l’autre sur l’accès aux soins palliatifs seront soumis au vote ce mercredi dans la chambre haute. Si le premier, plus clivant, a envenimé les débats, le second, plus consensuel, devrait être adopté.
Après avoir longtemps repoussé l’examen d’un nouveau projet de loi, le Parlement s’est attelé, en ce début d’année, à une question cruciale : celle de la fin de vie. Véritable sujet de société, au cœur des préoccupations des Français, ce débat vise à moderniser un arsenal législatif jugé désormais insuffisant.
À l’issue d’une semaine de discussions particulièrement animées, deux textes seront ainsi soumis au vote ce mercredi au Sénat. Le premier concerne l’aide à mourir et prévoyait initialement, sous conditions strictes, la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie. Le second porte sur l’égalité d’accès aux soins palliatifs sur l’ensemble du territoire. La question budgétaire liée à ces dispositifs sera également abordée.
S’agissant du premier texte, bien que les Républicains ont fortement réduit sa portée en remplaçant la notion de « droit à l’aide à mourir » par celle d’« assistance médicale à mourir», cette version n’a pas obtenu l’adhésion complète de la droite, qui a rejeté l’article central.
La gauche dénonce l’influence de « la droite catholique », tandis que la droite appelle le gouvernement à suspendre la procédure législative sur ce texte.
