La situation devient extrêmement critique pour plusieurs familles dont les proches faisaient partie de candidats à l’émigration partis de la Gambie. L’émigration clandestine reste toujours d’actualité. Après les échecs de départ depuis la Mauritanie puis les côtes sénégalaises, les convoyeurs ont désormais élu domicile en Gambie, où des centaines de jeunes sont acheminés à bord d’embarcations de fortune en direction de l’Europe.
En raison des conditions de sécurité précaires et, parfois, de la mauvaise maîtrise du cap, des centaines de pertes en vies humaines sont enregistrées. La mer est ainsi devenue un véritable cimetière pour des milliers de migrants.
Plus de quinze jours après le départ d’une embarcation depuis la Gambie, les proches restent sans nouvelles et sont plongés dans une profonde inquiétude, craignant un sort tragique pour les passagers. Le 31 mars, vers minuit, une pirogue transportant plusieurs dizaines de personnes a quitté les côtes gambiennes, plus précisément à Nuimi Lamin. Après plus de deux semaines, l’embarcation, qui transportait 165 personnes à bord, dont 24 femmes et 7 enfants, demeure introuvable. Parmi les passagers figuraient plusieurs nationalités : guinéenne, gambienne et ivoirienne. En plus de ce départ 3 embarcations sont également portées disparues
André TV-A
