Gayéri (Burkina Faso) – Les images rapportées après les combats survenus à Gayéri ont profondément marqué les esprits. Comme lors des affrontements ayant touché Djibo par le passé, la présence de nombreux vautours au-dessus de la zone de combat a suscité de nombreuses réactions parmi les populations.
Alors que les Forces de défense et de sécurité (FDS), appuyées par les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), livraient de violents affrontements contre des groupes armés terroristes, les rapaces ont rapidement commencé à tournoyer dans le ciel. Leur arrivée, en moins de vingt-quatre heures, a alimenté les interrogations de nombreux habitants, qui s’étonnent de la rapidité avec laquelle ces oiseaux semblent localiser les zones où gisent des cadavres.
Selon les récits rapportés sur le terrain, les assaillants, confrontés à une forte résistance, se seraient retrouvés dans une situation difficile. Incapables de franchir certaines positions défensives avec leurs motos et leur armement, ils auraient été contraints d’engager un affrontement direct avec les forces burkinabè. Les combats auraient été particulièrement intenses et meurtriers.
Au lendemain des affrontements, les vautours ont envahi le ciel au-dessus des lieux des combats, attirés par les dépouilles laissées sur le terrain. Une scène macabre qui rappelle la violence du conflit et les lourdes pertes humaines qu’il engendre.
Le phénomène ne serait d’ailleurs pas limité au Burkina Faso. Au Niger voisin, notamment dans la région de Tillabéri, les autorités ont annoncé de nouvelles opérations militaires ayant entraîné la neutralisation de nombreux combattants terroristes et la récupération de plusieurs dizaines de motos utilisées par les groupes armés. Ces affrontements, comme ceux observés au Burkina Faso, témoignent de l’intensité des opérations militaires actuellement menées dans la région du Sahel.
Au-delà des bilans militaires, ces scènes rappellent surtout le coût humain de cette guerre. Dans certaines localités, le nombre de victimes est tel que les autorités doivent parfois procéder à des inhumations collectives. Avant même ces enterrements, les vautours apparaissent souvent sur les lieux, attirés par les corps sans vie, offrant une image saisissante de la brutalité du conflit.
Le ciel de Gayéri, sillonné par ces rapaces, est ainsi devenu le symbole d’une guerre dont les conséquences continuent de marquer profondément les populations du Burkina Faso et de l’ensemble du Sahel.
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