mer 29 Avr 2026

Grand oral : devant l’ONU, Macky Sall accuse le Pastef de terrorisme et juge l’homosexualité acceptable

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a passé un grand oral devant un jury de l’ONU dans l’espoir de succéder à Antonio Guterres au poste de secrétaire général. Lors de son face-à-face avec les auditeurs, M. Sall, dont la gestion des violences entre 2021 et 2024 a fait des morts et de nombreuses victimes, a tenté de justifié cela: «J’ai, pendant 12 ans, fait face à des défis, dont cette violence qui est apparue de façon très grave au Sénégal. Des individus ont voulu, profitant d’une situation particulière, utiliser la violence pour accéder au pouvoir. Ce que je ne pouvais pas accepter en tant que président de la République, parce que j’ai prêté serment de défendre les institutions de la République et la démocratie. »

Pour expliquer ces scènes d’atrocités, l’ex-chef de l’exécutif évoque l’obligation de l’État de défendre ses citoyens: « Ils ont brûlé des maisons de citoyens, ciblé des sièges d’organes de presse qu’ils ont saccagés, menacé des juges, des hommes politiques, des ministres, incendié leurs domiciles, détruit les chantiers du Train express régional, du BRT, et brûlé l’Université de Dakar. »

L’ancien chef de l’État a également indiqué à son auditoire qu’il y a eu des « actions terroristes contre des cars de transport public, ayant causé des morts ». Face à une telle situation, a-t-il affirmé, « la survie de la République était engagée ». L’État du Sénégal a donc fait face à cette violence, « a rétabli la paix et confié les dossiers à la justice », a-t-il ajouté.

Concernant la loi d’amnistie, Macky Sall a expliqué que, n’étant pas candidat, il ne souhaitait pas laisser derrière lui un pays détruit : « Il faut pouvoir pardonner. C’est le sens de la loi d’amnistie qui a été votée contre la volonté de mon camp. Mais j’ai agi comme chef d’État en ne regardant que l’intérêt du pays. Quel était l’intérêt du Sénégal ? Ce n’était certainement pas de laisser des gens en prison, de laisser un pays en feu et de partir. ». M Sall poursuit en soutenant qu’« Ils ont participé aux élections et ils ont gagné démocratiquement. C’était le choix et la volonté des Sénégalais de leur donner le pouvoir. C’est la voie royale. C’est le peuple qui décide, ce n’est pas par la rue qu’on accède au pouvoir. Le Sénégal a montré la solidité de ses institutions : la démocratie et le modèle sénégalais ont prévalu. Voilà ce qui s’est passé. »

Cependant, Macky Sall, qui affirme ne jamais avoir posé d’actes pour briguer un troisième mandat, est accusé par ses détracteurs d’exactions ayant causé la mort de plus de 80 personnes, de nombreux exils et plus de 2 000 prisonniers politiques. Ses trois dernières années de règne sont ainsi décrites comme particulièrement violentes par l’opposition.

Depuis le week-end, des Sénégalais vivant aux États-Unis organisent des manifestations pour rappeler à l’opinion internationale la face sombre de son régime entre 2021 et 2024.

André TV-A

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