Téhéran – Le quartier général central Khatam al-Anbiya a adressé, jeudi, une nouvelle mise en garde aux États-Unis, affirmant que toute attaque visant les infrastructures iraniennes entraînerait une riposte « plus sévère, plus vaste et plus destructrice » contre les infrastructures américaines encore présentes dans la région.
Dans une déclaration relayée par l’agence de presse iranienne IRNA, le porte-parole du quartier général central Khatam al-Anbiya, le colonel Ebrahim Zolfaghari, a réaffirmé la position de la République islamique d’Iran sur la sécurité du détroit d’Ormuz, considéré comme l’un des principaux axes stratégiques du commerce mondial des hydrocarbures.
Le responsable militaire a dénoncé ce qu’il qualifie de « politiques de déstabilisation » et d’« actions criminelles » menées par les États-Unis au Moyen-Orient. Il a également insisté sur le fait que Washington, en tant que puissance « étrangère et extrarégionale », n’avait « aucune légitimité » pour intervenir dans cette zone maritime sensible. « En aucune circonstance et d’aucune manière, nous ne permettrons aux États-Unis d’intervenir dans le détroit d’Ormuz. C’est la ligne rouge inviolable de l’Iran », a déclaré le colonel Zolfaghari.
Le porte-parole a également averti que si les menaces américaines contre les infrastructures iraniennes venaient à être mises à exécution, la réponse militaire de l’Iran dépasserait le principe de réciprocité. « Si le président américain mettait à exécution ses menaces contre nos infrastructures, la réponse de nos forces armées ne se limiterait pas à une simple réciprocité. Elle serait supérieure et dévastatrice », a-t-il affirmé, ajoutant que l’ensemble des infrastructures liées aux États-Unis dans la région deviendrait une cible potentielle.
Poursuivant son avertissement, le responsable militaire iranien a déclaré que « le temps de la retenue est révolu », estimant que toute agression entraînerait des frappes « plus intenses, plus vastes et plus destructrices que jamais ».
Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions entre Téhéran et Washington, marqué par des échanges de menaces et une présence militaire accrue dans le Golfe. Le détroit d’Ormuz demeure un point névralgique des équilibres sécuritaires régionaux, par lequel transite une part importante des exportations mondiales de pétrole.
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