L’Iran a ciblé un navire commercial nommé Panaya. Cette attaque navale s’inscrit dans le conflit maritime en cours dans la région du Golfe et du détroit d’Ormuz.
Le conflit entre l’Iran et les alliés israélo-américains continue d’éclabousser la région. À chaque fois qu’un accord semble envisageable, une nouvelle situation vient envenimer les tensions. Ce 3 juin 2026, des drones iraniens ont touché le terminal passagers de l’aéroport international du Koweït. Cette attaque a causé « des dommages matériels graves » et fait plusieurs blessés, a annoncé sur X le porte-parole du ministère de la Défense de l’émirat. « Les forces armées suivent la situation en coordination avec les autorités compétentes et sont en état d’alerte maximale afin de faire face à toute évolution et de prendre les mesures nécessaires pour préserver la sécurité du pays et sa stabilité », a ajouté le colonel Saoud Abdelaziz Al-Otaïbi.
À la suite de cette attaque, la compagnie aérienne Kuwait Airways a annoncé dans un communiqué la suspension de ses opérations jusqu’à nouvel ordre.
Pour leur part, les Gardiens de la Révolution iraniens ont confirmé l’attaque. Selon eux, l’Iran a visé dans la nuit un navire appelé Panaya en raison de ses liens présumés avec les États-Unis, en réponse à une précédente attaque contre un pétrolier iranien près du détroit d’Ormuz.
Après ce premier échange de tirs, les États-Unis ont bombardé une tour de télécommunications des Gardiens de la Révolution dans le sud de l’île de Qeshm. En riposte, les forces iraniennes ont attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, y compris le quartier général de la Cinquième flotte de la marine américaine relate Midilibre. L’Iran a également intensifié ses attaques contre des groupes d’opposition irano-kurdes basés dans le Kurdistan irakien.
Les Gardiens de la Révolution (CGRI) ont déclaré avoir ciblé le navire à l’aide de missiles en représailles à des frappes américaines ayant précédemment immobilisé des pétroliers tentant de contourner le blocus naval imposé par Washington.
De son côté, l’exploitant du navire a affirmé qu’il s’agissait d’un transporteur international neutre, sans affiliation politique avec les États-Unis ni avec Israël.
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