Les États-Unis vivent l’une des périodes diplomatiques les plus tumultueuses de leur histoire depuis 1787. Après l’attaque contre l’Iran, les Américains sont presque totalement isolés sur le plan diplomatique. Le président Trump a franchi le Rubicon en capturant, pour la première fois, un président en exercice (Maduro du Venezuela), puis en voulant arracher l’île du Groenland au Danemark, ce qui ouvrirait une nouvelle ère de colonisation où chaque pays pourrait s’emparer de n’importe quel territoire si le besoin s’en faisait sentir. Une telle pratique ouvrirait un cycle de violence interminable à l’échelle mondiale. Après avoir humilié tous ses partenaires, Trump a finalement attaqué l’Iran, croyant mener une guerre éclair pour ensuite s’emparer du pétrole et du gaz iraniens et, par là, détenir le contrôle du reste du monde.
Aujourd’hui, jour pour jour, la guerre, qui ne devait pas durer plus de trois jours, dure depuis un mois. Face à la position de ses alliés, qui refusent de prendre part à ce conflit de trop, susceptible d’avoir des conséquences encore plus néfastes, Donald Trump s’est offusqué. Lors de sa prise de parole, il a dressé un réquisitoire de feu contre ses partenaires européens et l’OTAN. Le président américain a notamment lancé des attaques personnelles contre Emmanuel Macron, qui a refusé de s’engager dans la guerre aux côtés des États-Unis. «J’ai appelé la France, Macron, dont la femme le traite extrêmement mal », a déclaré le président américain. Trump a ensuite relaté sa conversation téléphonique avec le locataire de l’Élysée:
« Je lui dis : « Emmanuel, nous aimerions beaucoup avoir de l’aide dans le Golfe. Si vous le pouviez, pourriez-vous s’il vous plaît envoyer des navires immédiatement ? »
« Non, non, non. Je ne peux pas faire ça, Donald. Nous pourrons le faire une fois la guerre gagnée. » ». En réponse à ce refus, Donald Trump a rétorqué: « Non, je n’en ai pas besoin une fois la guerre terminée, Emmanuel ! »
Emmanuel Macron n’a pas été la seule cible de ce discours. Donald Trump a également raillé le Premier ministre britannique Keir Starmer. « J’ai dit : « Vous avez deux vieux porte-avions en panne. Vous pensez que vous pourriez les envoyer ? » », a-t-il affirmé. Selon lui, le dirigeant britannique aurait répondu devoir « consulter son équipe » la semaine suivante.
« La semaine prochaine ? Mais la guerre a déjà commencé ! Elle sera finie dans trois jours », a ironisé le président américain.
Affirmant n’avoir, de toute façon, « pas eu besoin d’eux », Donald Trump a assuré n’avoir sollicité les Européens que pour les tester. « La dernière chose dont j’avais besoin, c’était que l’OTAN nous mette des bâtons dans les roues parce que c’est un tigre de papier. »
Évoquant une relation « très bonne avec les grands », « meilleure qu’avec l’OTAN », il a mis en garde contre le manque de fiabilité de ses alliés traditionnels, tout en critiquant l’aide massive accordée par son prédécesseur à l’Ukraine.
Donald Trump est désormais isolé aussi bien au niveau national qu’international. Un sondage publié à Washington Post indique que 65 % des américains sont opposés à la guerre. À l’international, plusieurs de ses anciens alliés ont refusé de participer au conflit ; certains pays, comme l’Espagne, la France et l’Italie, ont même fermé leur espace aérien aux avions de guerre américains
André TV-A
