L’organisation Human Rights Watch (HRW) se dit préoccupée par le nombre de réservistes envisagé. L’ONG rappelle que les VDP existants sont accusés d’« exécutions sommaires, de pillages et de déplacements forcés ». Elle pointe également la durée très courte de la formation, le flou entre combattants et non-combattants, ainsi que la suspension des organisations chargées de former aux droits humains au Burkina Faso. Pourtant concernant les réservistes,le Burkina reste l’un des pays qui aura moins de réserviste comparé à l’Israël, la France, l’Allemagne, etc. Face aux agression multiple des terroristes qui reçoivent des financement étrangères, le pays du Faso ne veut pas rester les bras croisés c’est pourquoi il mène une politique d’anticipation.
Le Burkina Faso souhaite mobiliser sa jeunesse afin de se préparer au pire et faire face au terrorisme qui gangrène le sahel. « L’hiver noir », comme l’avait évoqué le président du Faso, Ibrahim Traoré, consisterait à riposter à d’éventuelles attaques menées par des envahisseurs étrangers, en collaboration avec les fils du pays, et doit être anticipé.
Ce 24 avril 2026, le Conseil des ministres du Burkina Faso a adopté un projet de loi créant une « réserve militaire » de 100 000 hommes d’ici fin 2026. Présenté par le ministre de la Défense, Célestin Simporé, ce projet comprend deux volets : d’une part, des anciens militaires immédiatement mobilisables ; d’autre part, des civils qui seront formés avant leur déploiement.
Ouagadougou décrit cette initiative comme un dispositif « complémentaire aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) », visant à « adapter les dispositifs de défense aux réalités sécuritaires » et à « inscrire la défense patriotique dans une logique de participation citoyenne ». Face à la situation sécuritaire au Sahel, les autorités burkinabè présentent cette mesure comme une action préventive.
André TV-A
