La préparation d’une éventuelle attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran apparaît comme une guerre froide entre deux puissances. D’un côté, les États-Unis et Israël sont directement impliqués, tandis que le reste de l’Occident les soutient indirectement. De l’autre un bloc est formé au tour de l’Iran. La république islamique qui dispose d’une puissance de feu dissuasive, est soutenu par la Chine et la Russie.
Jusqu’à présent, les États-Unis hésitent à lancer une offensive car, selon plusieurs experts, l’Iran disposerait d’armes nucléaires, notamment grâce à son uranium enrichi. Par ailleurs, les pays arabes ne comptent pas apporter leur soutien aux États-Unis, car cela pourrait embraser la région et détruire leurs économies.
Donald Trump fait face à un dilemme : s’il recule, cela prouvera l’existence d’une crainte réelle vis-à-vis de l’Iran ; en revanche, s’il déclenche une attaque et que l’Iran parvient à résister, ce serait officiellement la fin de l’hégémonie américaine.
Aujourd’hui, tous les observateurs sont conscients que la Chine est devenue la première puissance économique et que la Russie demeure une grande puissance militaire. Ces deux pays, avec les BRICS, constituent un autre pôle mondial qui fait vaciller l’Occident, notamment les États-Unis et l’Europe. Cela est d’autant plus vrai que le discours de Benjamin Netanyahou a changé. Autrefois enclin à attaquer l’Iran, il a évolué après la guerre des douze jours, considérée comme une grande humiliation infligée par l’Iran. Désormais, il menace plutôt d’une riposte foudroyante. Son discours offensif est ainsi devenu défensif. D’ailleurs, il fait partie de ceux qui ont exercé une pression sur Donald Trump pour que ce dernier n’attaque pas l’Iran à la mi-janvier.
Israël se prépare à ce que le Hezbollah et d’autres groupes soutenus par l’Iran interviennent si les États-Unis et l’Iran partent en guerre. Ainsi le FBI a lancé la traque du réseau libanais en Afrique de l’ouest pour dénicher des supposés financiers.
Pendant ce temps, plusieurs pays arabes, dont des États clés, les alliés du Golfe ont discrètement demandé à Washington de ne pas lancer d’attaques contre l’Iran depuis leurs sols.
Cela les place dans une situation impossible: rester neutres, restreindre les États-Unis. accéder, ou être entraîné dans quelque chose de bien plus grand.
Alors que les réserves de missiles de l’Iran s’accumulent et que les forces américaines affluent dans la région, la prochaine erreur de calcul pourrait mettre à l »épreuve toutes les alliances du Moyen-Orient à la fois.






