L’Assemblée des experts a désigné Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême de la République islamique d’Iran. Il y a seulement quelques jours, le président des États-Unis, Donald Trump, avait exprimé son inquiétude quant au choix qui pourrait se porter sur le fils de Khamenei. Selon lui, Mojtaba serait un radical et un fin connaisseur de la guerre, qui ne pourrait en aucun cas faciliter un compromis entre les deux États. Hier, comme le craignait le président américain, Mojtaba Khamenei a été porté à la tête du pays par l’Assemblée des experts afin de succéder à son père.
Pour mieux comprendre Mohammad Khamenei, dit Mojtaba, désormais troisième guide suprême de l’Iran, il faut s’intéresser à son parcours, marqué par un mélange de guerrier et de théologien. L’ayatollah Seyyed Mohammad Mojtaba Khamenei, deuxième fils du défunt ayatollah al-Uzma Seyyed Ali Khamenei, est né en 1969 à Mashhad. En 1986, à l’âge de 17 ans, il a servi en première ligne pendant la guerre Iran-Irak en tant que volontaire. Il a participé à plusieurs grandes opérations militaires, notamment: Beit al-Muqaddas 2, 3 et 4 ; Val-e-Fajr 10 ; Mersad, la dernière grande bataille de la guerre en 1988.
Après la fin du conflit, il s’est rendu à Qom pour poursuivre ses études théologiques. Il y a étudié les niveaux supérieurs de la théologie auprès de plusieurs éminents professeurs. Il a également suivi des cours de fiqhet d’usul al-fiqh auprès de son père. Pendant plus de dix-sept ans, il a activement assisté à divers cours avancés de théologie.
Hier, l’Assemblée des experts d’Iran a officiellement nommé Mojtaba Khamenei nouveau guide suprême, succédant à son père Ali Khamenei, tué dans une frappe aérienne américano-israélienne, selon plusieurs médias et sources proches du pouvoir.
Le religieux de 56 ans, jusqu’ici discret et sans mandat politique officiel, était déjà pressenti comme le principal candidat pour reprendre la plus haute autorité politique et religieuse du pays. Son choix par l’organe constitutionnel chargé de la succession marque une étape clé dans la transition du leadership iranien, en pleine guerre régionale.
