La soldate de Tsahal, Rotem Yanai, a été tuée aujourd’hui dans le nord d’Israël lors d’une frappe de drone FPV menée par le Hezbollah. L’armée israélienne a annoncé jeudi qu’une militaire israélienne avait été tuée près de la frontière avec le Liban par l’explosion d’un drone tiré par le mouvement chiite libanais. Ce décès porte à 24 le nombre de morts dans les rangs de l’armée israélienne depuis la reprise des hostilités avec le Hezbollah au début du mois de mars.
Selon un porte-parole de l’armée cité par l’AFP, la sergente-chef Rotem Yanaï, âgée de 20 ans, « est tombée durant une opération militaire dans le nord d’Israël », a indiqué l’armée dans un bref communiqué.
« La seule manière, à l’heure actuelle, d’empêcher que nos soldats soient touchés est de raser dix immeubles dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, pour chaque drone tiré par le mouvement chiite », a réagi le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, figure de l’extrême droite. Il a également appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à « laisser Tsahal vaincre ». « Pour chaque drone qui frappe un de nos soldats ou de nos soldates, il faut détruire cent immeubles », a-t-il ajouté, alors que l’armée israélienne a mené à l’aube des frappes sur la ville de Tyr, dans le sud du Liban, affirmant viser des « infrastructures du Hezbollah », après avoir déclaré la veille une grande partie du sud du pays du Cèdre « zone de combat ».
Au total, 23 soldats israéliens et un civil travaillant pour l’armée ont été tués depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah, allié de l’Iran, le 2 mars. Parmi eux, 22 ont été tués à l’intérieur du territoire libanais.
Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait 3 269 morts depuis le 2 mars, selon le dernier bilan communiqué par le ministère libanais de la Santé.
TV-A avec AFP
