Entre le ministre des Affaires étrangères de l’Iran et le président ukrainien, les échanges sont particulièrement virulents. Après une sortie de Volodymyr Zelensky appelant les États-Unis à attaquer l’Iran afin de réduire sa « nuisibilité », la réponse de la diplomatie iranienne ne s’est pas fait attendre.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Aragchi, a vivement réagi en accusant le président ukrainien de corruption. Selon lui, Volodymyr Zelensky aurait détourné une partie des fonds versés par les pays occidentaux pour financer la guerre contre la Russie. «Volodymyr Zelensky siphonne depuis des années l’argent des contribuables américains et européens pour remplir les poches de ses généraux corrompus, tout en prétendant lutter contre une agression illégale qu’il juge contraire à la Charte de l’ONU. Dans le même temps, il appelle ouvertement et sans la moindre gêne à une agression illégale des États-Unis contre l’Iran, en violation de cette même Charte des Nations unies », a fustigé Abbas Aragchi.
Enfonçant le clou, le chef de la diplomatie iranienne affirme que le monde est lassé des «pitreries» du président ukrainien. «Contrairement à votre armée, soutenue par des puissances étrangères et infestée de mercenaires, nous, Iraniens, savons nous défendre seuls et n’avons pas besoin de mendier l’aide de puissances étrangères », a-t-il fulminé.
Pour rappel, lors du Forum économique mondial de Davos, Volodymyr Zelensky a accusé, ce jeudi, Téhéran d’avoir réprimé les manifestations populaires dans le sang. «On a beaucoup parlé des manifestations en Iran, mais elles ont été noyées dans le sang. Le monde n’a pas suffisamment aidé le peuple iranien. Il est resté à l’écart. En Europe, il y a eu les fêtes de Noël et du Nouvel An, les vacances. Lorsque les responsables politiques sont revenus au travail et ont commencé à se forger une opinion, l’ayatollah avait déjà tué des milliers de personnes. Et que deviendra l’Iran après ce bain de sang ? Si le régime survit, cela envoie un signal clair à tous les tyrans : si vous tuez suffisamment de gens, vous resterez au pouvoir. Qui, en Europe, a besoin que ce message devienne réalité ? Pourtant, l’Europe n’a même pas essayé d’élaborer sa propre réponse », avait déclaré le président ukrainien dont le pays est en guerre contre la Russie depuis près de quatre ans
