sam 6 Juin 2026

Kenya: au moins 4 morts dans des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre lors d’un mouvement de protestation contre la hausse du prix du carburant

La crise énergétique causée par la guerre au Moyen-Orient commence à avoir des ramifications sociopolitiques. Lors des manifestations il y a eu au moins 4 morts et des blessés gravés selon le ministère de l’intérieur. Dans la capitale kényane, des manifestations ont éclaté ce lundi contre la hausse du prix du carburant. Les transporteurs ayant décrété à Nairobi une grève générale pour dénoncer l’augmentation des prix du carburant, l’économie de la ville a été complètement paralysée.

Ce mouvement de protestation, qui devait être une manifestation pacifique, s’est immédiatement transformé en confrontation entre policiers et manifestants. Ces derniers ont bloqué les grands axes routiers et brûlé des pneus, mettant la circulation à l’arrêt, tandis que le centre-ville et les banlieues environnantes ont connu d’importantes perturbations.

La grève des opérateurs de transport public s’est rapidement intensifiée en manifestations de rue, les habitants ne pouvant plus accéder à leurs lieux de travail ni aux services essentiels en raison de l’arrêt des systèmes de transport, selon l’Associated Press, reprise par Sahara Reporters.

Des incidents de pillage ont été signalés après que certains individus ont détourné la manifestation à Kitengela. Une grande partie de la capitale est restée déserte, les automobilistes évitant les routes dans un contexte de tension croissante et de troubles signalés sur plusieurs axes stratégiques.

La grève a été lancée par une alliance d’acteurs du secteur des transports (transporteurs publics, transporteurs routiers, VTC, entreprises logistiques, livreurs…), après une nouvelle hausse le 14 mai, décidée par le gouvernement, des prix des carburants à la pompe. Le diesel a notamment augmenté de 23,5% relate l’AFP. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le gouvernement kényan a augmenté le prix de l’essence de 20% et celui du diesel de 45,8%.

À cause de l’agression de la coalition israélo-américaine contre l’Iran, Téhéran a fermé le détroit d’Ormuz, par lequel transitent plus de 20 % du pétrole et du gaz mondiaux, deux ressources énergétiques indispensables au transport, à l’industrie et à la production d’énergie. Partout dans le monde, les prix du carburant connaissent une forte hausse.

TV-A

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