Depuis le début de l’agression de l’Iran par la coalition israélo-américaine, une grande partie des groupes terroristes est à l’agonie. Leur financement est en mauvais état. Ces groupes, entretenus par certaines puissances occidentales via des pays du Golfe dont les Émirats arabes unis et le Qatar sont souvent cités pour financer des réseaux criminels afin de profiter des ressources africaines, se retrouvent aujourd’hui en grande difficulté. La fermeture du détroit d’Ormuz, ainsi que la fuite des touristes en raison de la guerre, ont fait chuter les économies des pays pétroliers qui, dans un passé récent, étaient devenus des destinations prisées à l’échelle mondiale.
Au Soudan, les Forces de soutien rapide (FSR), dirigées par Mohamed Hamdane Daglo, avaient pour principal bailleur les Émirats arabes unis. Via le Tchad, les Émiratis armaient et équipaient cette rébellion, qui s’est illustrée par des crimes de masse, dont le plus marquant reste le massacre d’El-Fasher. En contrepartie, les Émirats visaient un objectif stratégique : obtenir un accès aux ressources du pays. Le Soudan est l’un des plus grands pays d’Afrique par sa superficie et dispose de vastes ressources naturelles, notamment des terres agricoles, du gaz et de l’or. Mohamed Hamdane Daglo apparaissait donc comme l’homme idéal pour exécuter un tel projet, permettant aux Émirats d’accéder à ces richesses. De l’autre côté, l’Arabie saoudite, rivale des Émirats, a apporté son soutien au régime soudanais dirigé par Abdel Fattah al-Burhan.
Au Nigeria, au Tchad et au Niger, où opère le groupe terroriste Boko Haram, le mouvement semble essoufflé depuis le début de la guerre. Par manque de financement, ces groupes recourent désormais davantage aux enlèvements afin d’exiger des rançons. Cette pratique illustre leurs difficultés financières et leur besoin de renflouer leurs caisses.
La guerre au Moyen-Orient est ainsi devenue un véritable cauchemar pour les groupes terroristes financés de l’extérieur. Dans le Sahel, le constat est similaire : depuis quelque temps, ces groupes sont davantage en déroute qu’auparavant. Ils manquent de logistique, et les paiements qu’ils recevaient se font de plus en plus rares.
Les groupes affiliés à l’État islamique et au JNIM sont devenus des cibles privilégiées des armées de l’AES (Burkina, Niger et Mali). Leurs déplacements sont moins fréquents, notamment en raison du manque de carburant et de financement. Les groupes terroristes du Sahel ressentent ainsi fortement les effets de la crise au Moyen-Orient.
André TV-A
