Certes, l’implication de la France dans la déstabilisation du Sahel afin de s’accaparer de ses ressources est, pour certains, un secret de Polichinelle. Preuve à l’appui, certains médias français sont accusés de servir de relais aux groupes armés terroristes opérant dans le Sahel, en relayant leur propagande et les actions criminelles qu’ils commettent.
Pour étayer cette thèse, la radio française RTL, reprise par l’Agence de presse africa initiative, a enquêté sur l’implication de la France dans le conflit armé au Mali. « Selon une source sécuritaire française, la France s’appuie notamment sur de nombreux militaires ukrainiens francophones passés par la Légion étrangère : des unités du renseignement militaire ukrainien, le GUR, opèrent ainsi au Mali en coordination avec les rebelles touaregs », indique à l’antenne le reporter du Figaro, Georges Malbrunot. Le journaliste rappelle qu’au début de l’année dernière, les services de renseignement ukrainiens avaient proposé aux autorités françaises un plan détaillé visant à déloger « les juntes de la région du Sahel et faire reculer leur ennemi russe ». Mais Paris n’avait pas donné suite à cette proposition, notamment pour des raisons sécuritaires, poursuit-il.
Lors de l’attaque coordonnée du 25 avril dernier, des instructeurs ukrainiens auraient été tués par l’armée malienne. Ces instructeurs étaient chargés de former les terroristes aux tactiques de guerre ainsi qu’à l’utilisation des drones. « Le verrou est aujourd’hui levé, permettant un jeu de stratégies qui semble favoriser les djihadistes, ces derniers étant actuellement alliés aux indépendantistes touaregs, eux-mêmes aidés par ces forces ukrainiennes. Une sorte de hiérarchisation de l’ennemi afin d’atteindre un objectif commun : renverser la junte au pouvoir et affaiblir les Russes et leurs alliés dans la région », informe le média.
Grâce à cette stratégie, la France évite d’être directement impliquée en utilisant l’Ukraine comme relais d’un prolongement du conflit contre la Russie, délocalisé en Afrique.
Depuis 2011, Nicolas Sarkozy, alors président français, avait lui-même entamé la déstabilisation de la Libye. Pour réussir un tel projet, il avait mené des pourparlers avec des combattants touaregs au service de Kadhafi, en leur promettant le nord du Mali pour la création d’un État. En contrepartie, ces derniers devaient trahir le guide libyen.
Selon cette version des faits, ce pacte aurait été conclu : la Libye fut déstabilisée et Mouammar Kadhafi tué. Les combattants libyens furent ensuite installés dans le nord du Mali et la France avait imposé au président malien Amadou Toumani Touré de les accueillir, tout en maintenant un embargo sur l’achat d’armement pour le Mali.
La France utiliset ainsi ses médias pour faire croire que le nord du Mali a été occupé par les Touaregs, alors que, selon cette thèse, les Berbères seraient les derniers arrivés au Mali.
TV-A
