
La situation énergétique mondiale est très inquiétante en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz. Le constat a été fait par le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, qui a averti à Paris que les stocks commerciaux de pétrole diminuaient « très rapidement » en raison de la situation dans le détroit d’Ormuz, provoquée par l’agression américano-israélienne contre l’Iran, et qu’il ne restait plus que « plusieurs semaines » de marge.
La décision prise en mars par l’AIE de coordonner le recours aux réserves stratégiques de pétrole de ses pays membres pourrait accroître l’offre sur le marché d’environ 2,5 millions de barils par jour. Mais ces réserves « ne sont pas illimitées », a souligné M. Birol en marge de la réunion des ministres des Finances du G7, appelant à une prise de conscience de l’urgence de la situation relate PRESS TV.
Selon le dernier rapport mensuel publié mercredi dernier par l’agence, les stocks mondiaux observables de pétrole, y compris le brut stocké en mer, ont reculé de 250 millions de barils en mars et en avril, soit une baisse moyenne de quatre millions de barils par jour. À l’approche du pic de la demande estivale, les cours internationaux du pétrole pourraient connaître de nouvelles fluctuations.
Afin de stabiliser le marché de l’énergie, l’AIE avait annoncé le 11 mars que ses 32 pays membres étaient convenus à l’unanimité de libérer plus de 400 millions de barils issus des réserves stratégiques de pétrole. Il s’agit de la plus importante opération coordonnée de libération de réserves pétrolières jamais menée par l’agence.
TV-A avec PRESS TV