Praia – Le gouvernement cap-verdien a appelé, mardi, à la libération rapide du chef de l’opposition bissau-guinéenne, Domingos Simões Pereira, tout en réaffirmant sa disponibilité à contribuer à une solution pacifique à la crise politique en Guinée-Bissau.
Dans un communiqué officiel, l’exécutif de Praia a demandé « sa libération rapide et le rétablissement complet de ses garanties constitutionnelles ». Le gouvernement a également réitéré sa volonté de collaborer avec les partenaires de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) afin de favoriser « une solution pacifique, inclusive » garantissant les droits fondamentaux du peuple bissau-guinéen.
Le Cap-Vert a rappelé son engagement en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’homme et, « en tant que pays frère », s’est déclaré disposé à faciliter le dialogue aussi bien au niveau national que sous-régional, en concertation avec la communauté internationale rapporte Bissau Online.
Les autorités cap-verdiennes ont également exprimé leur « profonde préoccupation » face à la situation en Guinée-Bissau, appelant au respect des valeurs démocratiques, de l’État de droit et de la dignité humaine.
Cette prise de position intervient après celle du Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert (PAICV), qui avait condamné dimanche ce qu’il qualifie de « détention arbitraire » de Domingos Simões Pereira, président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) et de l’Assemblée populaire nationale de Guinée-Bissau. Le PAICV a également réclamé sa « libération immédiate » ainsi que la fin de toute forme de « persécution politique ».
Domingos Simões Pereira a été conduit vendredi dans les locaux du Second Ordre public de la police à Bissau. Cette nouvelle arrestation intervient dans un contexte de fortes tensions politiques. Arrêté à la suite de la tentative de coup d’État du 26 novembre, il avait passé deux mois en détention avant d’être placé en résidence surveillée.
En juin dernier, une décision judiciaire l’avait officiellement désigné comme suspect dans une présumée tentative de coup d’État qui aurait eu lieu environ un mois avant les élections générales. Ses avocats contestent fermement les accusations, dénonçant une procédure motivée par des considérations politiques et assimilable à une campagne de persécution contre l’opposant.
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