La rencontre de Nairobi, capitale du Kenya, qui a regroupé 35 pays ainsi que la France, s’est achevée mardi 12 mai. À l’issue du sommet, une déclaration des pays africains appelant les principales économies mondiales, en particulier celles du G7, à réduire l’impact des déséquilibres mondiaux excessifs sur leurs économies, a été adoptée. Selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), cet appel sera transmis par la présidence franco-kényane lors du sommet du G7 prévu à Évian-les-Bains, en France, en juin 2026.
Les présidents Emmanuel Macron et William Ruto sont largement revenus sur les conclusions du sommet lors d’une conférence de presse conjointe. Évoquant l’architecture financière internationale, le président William Ruto a déclaré que «l’Afrique ne doit plus rester en marge du système financier mondial », dénonçant notamment les emprunts à des coûts élevés.
Le sommet de Nairobi a également été marqué par le lancement de l’Africa-France Impact Coalition (AFIC), une plateforme permanente réunissant plus de 40 grands dirigeants africains et français, avec pour objectif d’accélérer les partenariats économiques et les projets communs. Selon un document des pays africains dont l’APS a eu connaissance, « ces entreprises représentent 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 600 000 emplois en Afrique et portent de nouvelles annonces de 23 milliards d’euros d’investissements sur le continent ».
La France, consciente qu’elle est de plus en plus contestée par une partie de la jeunesse africaine souhaitant rompre avec les liens hérités de la période coloniale, tente ainsi de s’adapter aux nouvelles exigences de cette génération.
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