Washington – Les États-Unis ont annoncé avoir mené des frappes contre plusieurs installations militaires sur le territoire iranien en réponse à une attaque présumée contre un navire commercial transitant par le détroit d’Ormuz, marquant une nouvelle escalade des tensions entre Washington et Téhéran.
Dans un communiqué publié vendredi, le Commandement central américain (CENTCOM) a indiqué qu’un avion américain avait ciblé des sites de stockage de missiles et de drones, ainsi que des installations radar situées le long de la côte iranienne.
Selon un haut responsable américain cité par Fox News, six appareils américains ont participé à l’opération, visant quatre objectifs militaires localisés sur le littoral iranien bordant le détroit d’Ormuz et l’île de Qeshm.
Le président américain Donald Trump a affirmé sur son réseau social Truth Social que l’Iran avait lancé au moins quatre drones kamikazes contre des navires circulant dans cette zone maritime stratégique. D’après lui, les forces américaines ont intercepté trois de ces drones, tandis qu’un quatrième a atteint un cargo, provoquant des dégâts matériels sans faire de victimes.
Donald Trump a qualifié cette attaque de « violation insensée » de l’accord de cessez-le-feu en vigueur. Interrogé sur une éventuelle nouvelle riposte américaine, il s’est contenté de répondre : « Vous le découvrirez ».
Quelques heures plus tard, le vice-président américain JD Vance a adressé un avertissement à Téhéran sur le réseau social X. « La violence sera combattue par la violence », a-t-il écrit, ajoutant que l’Iran avait signé un accord de cessez-le-feu et que tout différend concernant son application devait être réglé par la voie diplomatique. « S’ils ont des désaccords sur l’application du protocole d’accord (MOU), ils peuvent simplement décrocher leur téléphone », a-t-il déclaré.
La veille, le centre britannique UK Maritime Trade Operations (UKMTO) avait signalé qu’un navire marchand avait été touché par un projectile non identifié au large des côtes d’Oman. L’impact a endommagé la passerelle du bâtiment, sans provoquer de blessés ni de pollution maritime.
Le CENTCOM a dénoncé ce qu’il qualifie de « comportement dangereux » de la part de l’Iran, estimant que cette « agression injustifiée » constituait une violation manifeste du cessez-le-feu.
Parallèlement, la télévision d’État iranienne a rapporté qu’une explosion avait été entendue dans la ville côtière de Sirik, située dans la province d’Hormozgan, qui surplombe le détroit d’Ormuz. Les autorités iraniennes n’ont toutefois fourni aucune précision sur l’origine de cette explosion.
Ces développements interviennent dans un contexte de fortes tensions dans le Golfe, où le détroit d’Ormuz demeure un point névralgique du commerce mondial de l’énergie et l’un des principaux foyers de confrontation entre les États-Unis et l’Iran.
TV-A avec Press TV






