Téhéran/Washington – La confrontation entre les États-Unis et l’Iran at franchi un nouveau seuil d’escalade dans la nuit de mercredi à jeudi. Le Commandement central américain (CENTCOM) a lancé une offensive militaire contre plusieurs cibles situées dans le sud du territoire iranien. Le CENTCOM aurait procédé au tir de 49 missiles de croisière de type «Tomahawk » en direction de cibles localisées à l’intérieur de l’Iran. Des explosions auraient été entendues simultanément dans plusieurs villes du sud du pays, notamment à Bandar Abbas, Qechm, Sirik et Minab , selon des informations rapportées par le journal Al Manar.
Des témoignages relayés par des médias locaux font état d’au moins trois explosions aux abords de Bandar Abbas vers 1h20 du matin. Des habitants de l’île de Qechm ainsi que de la ville de Sirik auraient également signalé plusieurs déflagrations successives. Dans les premières heures suivant les incidents, aucune information précise n’était disponible concernant la nature exacte des cibles visées ou l’étendue des dégâts.
À Minab, des sources locales ont indiqué que des débris de projectiles seraient tombés dans le secteur de Korghan, blessant deux personnes qui auraient été transportées vers un établissement hospitalier pour y recevoir des soins.
Par ailleurs, des informations ont évoqué l’interception d’un missile de croisière dans la région d’Assalouyeh. Les autorités de la province de Bouchehr ont toutefois affirmé que les installations gazières et pétrolières de la zone n’avaient subi aucun dommage, assurant que la situation demeurait sous contrôle.
Sur le plan politique, le président américain Donald Trump aurait déclaré lors d’un entretien accordé à Fox News que des responsables iraniens avaient pris contact avec son administration afin de demander l’arrêt des opérations militaires. Il a également annoncé une suspension temporaire des frappes, tout en avertissant que les bombardements pourraient reprendre si Téhéran ne répondait pas aux exigences de Washington.
Le président américain a par ailleurs affirmé que le cessez-le-feu conclu avec l’Iran figurait parmi les accords de trêve les plus fréquemment violés de l’histoire récente. Ces déclarations ont été rejetées par un haut responsable iranien, qui a démenti catégoriquement toute prise de contact directe avec Donald Trump. Selon lui, les affirmations concernant d’éventuelles négociations visant à mettre fin aux attaques sont « totalement mensongères » et ne reposent sur aucun fondement.
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