L’agression de la coalition israélo américaine contre l’Iran a révélé la fin de l’hégémonie du bloc occidental. Un autre ordre mondiale est entrain de prendre forme. Ainsi un seuil a été franchi , non pas une étape ordinaire, mais un moment de bascule, un point de non-retour. Le président russe, Vladimir Poutine est en visite officielle en République populaire de Chine demain, ce mardi 19 mai 2026.
Quelques jours après une visite de Donald Trump marquée par la montée en puissance économique et diplomatique de Pékin, Xi Jinping et Vladimir Poutine se retrouvent à Pékin pour un sommet hautement stratégique. Officiellement, il s’agit de célébrer 25 ans d’amitié sino-russe mais, en réalité, Moscou et Pékin veulent envoyer un message clair au monde : l’ère de l’hégémonie occidentale touche à sa fin.
Entre accords économiques, coopérations militaires, remise en cause du dollar et vision commune d’un monde multipolaire, cette rencontre pourrait accélérer la naissance d’un nouvel ordre mondial. La Chine et la Russie avancent désormais comme un seul bloc. Le sommet entre Xi Jinping et Vladimir Poutine des 19 et 20 mai ne ressemble pas à une simple rencontre diplomatique de routine.
Derrière les images officielles, les poignées de main et les déclarations sur l’amitié historique entre Moscou et Pékin, se cache en réalité quelque chose de beaucoup plus profond : l’accélération d’un basculement géopolitique mondial. Depuis plusieurs années, la Chine et la Russie se rapprochent progressivement. Cette visite coïncide avec le 25e anniversaire du traité d’amitié et de coopération signée entre les deux pays. Ensuite parce qu’elle intervient à un moment où le monde traverse une crise de transition historique : guerre en Ukraine, tensions autour de Taïwan, fragmentation économique, guerre commerciale, remise en cause du dollar et montée en puissance des BRICS.
Et surtout, cette visite arrive juste après une séquence politique internationale marquée par la démonstration de puissance chinoise sur la scène mondiale. Pékin ne se présente plus comme une puissance émergente. La Chine agit désormais comme un centre de gravité mondial capable de rivaliser directement avec Washington.
La Russie et la Chine partagent aujourd’hui un objectif commun : empêcher l’émergence d’un monde dominé exclusivement par les États-Unis et leurs alliés occidentaux.
Depuis la guerre en Ukraine, la Russie s’est retrouvée sous le coup de sanctions massives. Coupée d’une partie du système financier occidental, Moscou a été contrainte d’accélérer son pivot vers l’Asie, et surtout vers la Chine. Pékin est alors devenu un partenaire économique vital pour Vladimir Poutine.
La Chine, de son côté, observe attentivement la stratégie américaine d’endiguement. Washington renforce ses alliances militaires dans le Pacifique, soutient Taïwan, impose des restrictions technologiques aux entreprises chinoises et tente de limiter l’expansion économique chinoise. Face à cela, Xi Jinping voit dans la Russie un partenaire stratégique essentiel : une puissance militaire, énergétique et diplomatique capable d’aider Pékin à construire un contrepoids face à l’Occident.
C’est là qu’apparaît la notion de monde multipolaire. Depuis plusieurs années, les dirigeants russes et chinois utilisent constamment ce terme. Derrière cette expression se cache une vision très claire : remplacer l’ordre international dominé par les États-Unis et le mode occidental depuis la fin de la guerre froide par un système dans lequel plusieurs grandes puissances régionales se partagent l’influence mondiale.
Dans cette vision, Washington ne serait plus le centre unique du pouvoir mondial. La Chine deviendrait le principal pôle économique de l’Asie. La Russie conserverait une influence stratégique sur l’Eurasie. Les BRICS gagneraient en poids financier. Et les institutions dominées par l’Occident, comme le FMI ou certaines structures liées au dollar, perdraient progressivement leur monopole. L’Iran de son côté est entrain d’effriter la puissance des Etats Unis en imposant un blocus du détroit d’Ormuz et paiement de la traversée de son pétrol en yuan au détriment du dollars américain.
La Russie et la Chine cherchent à renforcer leurs échanges commerciaux en monnaies nationales afin de contourner le dollar américain. Ce point est fondamental, car le pouvoir américain repose en grande partie sur la domination du dollar dans les échanges internationaux. Ensuite, il y a l’énergie. La Chine est devenue l’un des principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes relate la chaîne Poutine Tv
Mais au-delà de l’économie, il y a aussi la dimension militaire et sécuritaire. L’année dernière 200 soldats ont été formés en Chine. Même si la Chine évite officiellement de fournir un soutien militaire direct à la Russie dans la guerre en Ukraine, les deux pays multiplient les exercices militaires conjoints et renforcent leur coordination diplomatique. Ils veulent montrer qu’ils forment un axe stratégique capable de résister aux pressions occidentales. La symbolique joue également un rôle énorme.
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