Le président des États-Unis d’Amérique semble avoir déjà perdu la bataille de l’opinion pour avoir ouvert un conflit qu’il avait pourtant promis, durant la campagne, de ne jamais engager contre l’Iran. Le présumé pédo-criminel Donald Trump, cité dans l’affaire Jeffrey Epstein, a déclenché une guerre en solitaire avec Israël, sans l’aval de l’OTAN et en violation flagrante du droit international. Ayant déjà perdu la bataille de l’opinion , seuls 27 % des Américains lui seraient favorables et critiqué à l’échelle internationale, il apparaît désormais qu’il n’obtiendra pas l’aval du Congrès américain, d’autant plus que les cercueils de soldats américains commencent à fouler le sol national, provoquant tristesse et traumatisme au sein des familles des victimes.
Face à cette situation, le terrain iranien demeure particulièrement hostile, et un débarquement de l’armée américaine ne semble pas faire partie des options privilégiées par l’administration américaine. Pour trouver une alternative, les rebelles kurdes pourraient être utilisés comme forces supplétives en jouant de rôle de fantassin afin de mener des opérations terrestres à la place de l’armée américaine, à leurs risques et périls. L’armée iranienne, aguerrie au combat terrestre, pourrait infliger de lourdes pertes, avec des conséquences encore plus néfastes pour un Moyen-Orient déjà profondément instable.
Dès lors, l’information relayée par la Maison-Blanche selon laquelle les États-Unis et Israël envisageraient de s’appuyer sur des forces kurdes pour une opération terrestre en Iran est à prendre au sérieux.
Les Kurdes, bras armés de l’Occident pour déstabiliser le Moyen-Orient
Les Kurdes constituent un peuple autochtone du Moyen-Orient, réparti principalement entre la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie. Au fil des décennies, différentes factions kurdes ont joué un rôle important dans plusieurs conflits régionaux, parfois en s’alliant avec les puissances occidentales, notamment les États-Unis.
En Irak, lors de l’invasion américaine de 2003 ayant conduit à la chute de Saddam Hussein, les forces kurdes notamment les Peshmergas ont constitué un acteur militaire clé sur le terrain. Elles ont été considérées par le Pentagone comme « l’un des alliés les plus fiables de Washington ». En Syrie, lorsque la guerre civile éclate, les groupes kurdes du nord du pays s’imposent progressivement comme un acteur central. Ils établissent une administration autonome, connue sous le nom de Rojava. Leur principale branche armée, les Unités de protection du peuple (YPG), devient le principal partenaire terrestre des États-Unis dans la lutte contre l’organisation État islamique.
En Turquie, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et d’autres factions kurdes ont mené des actions armées contre l’État turc, entraînant plusieurs opérations militaires d’Ankara, notamment dans le nord de la Syrie.
Aujourd’hui, dans un contexte de tensions accrues avec l’Iran, certains analystes estiment que des groupes kurdes pourraient de nouveau être sollicités comme forces locales d’appui, ce qui contribuerait à prolonger une dynamique d’instabilité régionale déjà ancienne.
