Téhéran – Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a revendiqué une nouvelle série de frappes visant des installations militaires accueillant des forces américaines à Bahreïn, au Koweït et à Oman. Selon les autorités iraniennes, ces opérations ont détruit plusieurs infrastructures stratégiques, notamment des systèmes de défense aérienne Patriot, des dépôts de carburant et des installations radar.
Dans des communiqués relayés par l’agence de presse iranienne Mehr, proche de l’État, le CGRI affirme que ses forces ont « complètement détruit » des réservoirs de carburant, des batteries de missiles Patriot ainsi qu’un système radar stratégique SPF sur deux bases militaires situées au Koweït.
L’organisation affirme également avoir ciblé plusieurs installations de la base aérienne de Sheikh Isa, à Bahreïn, où sont stationnées des forces américaines aux côtés de militaires bahreïnis. Dans un autre communiqué, le CGRI indique que ses forces navales ont mené des frappes contre des installations militaires américaines à Jafirah, à Bahreïn, ainsi que contre des systèmes radar à Oman, qualifiant ces opérations de mesures de représailles contre les États-Unis.
Par ailleurs, l’armée iranienne a déclaré que l’une de ses unités de défense aérienne avait abattu un drone américain de type Low Cost Uncrewed Combat Attack System (LUCAS) près de la ville portuaire de Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran, lundi. Cette information n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante.
Ces revendications interviennent dans un contexte de forte montée des tensions entre Washington et Téhéran, après l’échec de négociations indirectes organisées à Mascate sous la médiation d’Oman.
Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, ces discussions portaient sur la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite une part importante des exportations mondiales de pétrole. Les autorités iraniennes accusent les États-Unis d’avoir compromis les négociations en exerçant, selon leurs termes, une pression « ouverte et secrète » sur le gouvernement omanais.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, et son homologue omanais s’étaient rencontrés dans la capitale omanaise afin d’examiner des mécanismes destinés à garantir la libre circulation des navires commerciaux dans cette voie maritime essentielle au commerce énergétique mondial.
Cette nouvelle série d’allégations illustre l’aggravation des tensions militaires dans le Golfe, alors que les relations entre les États-Unis et l’Iran continuent de se détériorer. En l’absence de confirmation indépendante des frappes revendiquées par le CGRI, l’ampleur réelle des dégâts et leurs conséquences opérationnelles restent à établir.
TV-A
