Accueil Actualité L’Iran rejette la proposition française de participer au déminage du détroit d’Ormuz

L’Iran rejette la proposition française de participer au déminage du détroit d’Ormuz

Téhéran – Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, a rejeté la proposition de la France visant à participer au déminage du détroit d’Ormuz avec ses alliés, affirmant que cette opération relèverait exclusivement de la République islamique d’Iran.

S’exprimant lundi, le responsable iranien a réagi aux déclarations du président français Emmanuel Macron, selon lesquelles la France et Oman avaient convenu de travailler conjointement, en coordination avec leurs partenaires, au déminage du détroit d’Ormuz. Selon le chef de l’État français, cette initiative vise à garantir la sécurité des voies maritimes et à assurer un passage « libre et inconditionnel » dans cette zone stratégique pour le commerce mondial.

Kazem Gharibabadi a toutefois rappelé que, « aux termes du mémorandum d’entente d’Islamabad, le déminage sera effectué exclusivement par l’Iran et aucun autre pays n’y participera ».

Le vice-ministre iranien a également averti que son pays ne tolérerait aucune ingérence étrangère dans les opérations de déminage du détroit d’Ormuz, qu’il considère comme particulièrement sensibles dans le contexte régional actuel.

« Nous conseillons vivement à la France de ne pas compliquer davantage la situation par ses provocations », a déclaré le diplomate iranien.

Les tensions autour du détroit d’Ormuz se sont intensifiées après que l’Iran a restreint le transit maritime dans cette voie navigable, par laquelle transite près d’un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Les autorités iraniennes présentent cette décision comme une réponse à ce qu’elles qualifient d’« agression illégale américano-israélienne » contre leur territoire, un conflit qui, selon Téhéran, a débuté le 28 février avant de prendre fin avec un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.

Le détroit d’Ormuz demeure l’un des principaux points de passage des exportations mondiales d’hydrocarbures, faisant de toute évolution sécuritaire dans cette région un sujet de préoccupation majeure pour les marchés énergétiques et la communauté internationale.

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