Face à la montée du terrorisme, qui commence à s’étendre vers l’Atlantique, les pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont décidé de mettre en place une force militaire commune. Ainsi, l’organisation déploiera jusqu’à 2 000 soldats pour lutter contre le terrorisme dans la région.
C’est ce qu’a annoncé le général Amara Idara Bangura, chef d’état-major de l’armée sierra-léonaise, à l’issue d’une réunion des chefs des départements militaires des États membres de la CEDEAO. Selon lui, tous les États membres soutiennent la création d’une force antiterroriste.
En outre, au cours de la réunion, les participants ont discuté des axes de coopération entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel (AES), qui comprend le Burkina Faso, le Mali et le Niger, afin de résoudre les problèmes communs de sécurité dans la région.
Les forces armées de l’AES comptent déjà 5 000 hommes bien équipés. Dans la nuit de mardi à mercredi, elles ont neutralisé plusieurs dizaines de terroristes dans la zone des trois frontières, appelée Liptako-Gourma.
En décembre 2025, le président en exercice de la CEDEAO et chef de l’État sierra-léonais, Julius Maada Bio, a déclaré lors de la 68e session du Conseil des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation que la CEDEAO créerait une brigade antiterroriste forte de 1 650 militaires d’ici la fin de l’année 2026.
La CEDEAO a également décidé d’allouer 2,85 millions de dollars au Bénin, à la Côte d’Ivoire, au Ghana, au Nigeria et au Togo afin de lutter contre le terrorisme et d’autres menaces sécuritaires
