Une affaire de corruption secoue actuellement l’Institut de formation professionnelle des avocats (IFPA). Le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) a annoncé ce mardi avoir mis au jour un ensemble d’irrégularités majeures au sein de cet établissement clé. Accusé de corruption et de favoritisme, l’ancien directeur de l’institution a été placé en détention provisoire à la maison centrale d’Antanimora.
Selon la Tribune, l’enquête, ouverte à la suite d’une dénonciation, portait sur l’organisation des concours d’entrée et des examens du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA) pour les promotions 17 et 18 couvrant les années 2024 et 2025. Selon le BIANCO, les investigations ont révélé plusieurs pratiques contraires aux règles encadrant l’accès à la profession d’avocat, remettant en cause l’intégrité même du processus de sélection.
Parmi les faits les plus marquants, le journal révèle l’admission frauduleuse d’un candidat âgé de seulement 19 ans, en violation flagrante de l’âge minimum requis de 21 ans, l’organisation d’épreuves clandestines en dehors du calendrier officiel, dont les résultats ont été intégrés aux notes finales ; la sollicitation d’une somme de 7 000 000 ariary en contrepartie d’une admission ; la suppression volontaire de données numériques dans le but d’entraver les investigations et des pratiques de favoritisme au profit de candidats liés à certains milieux professionnels.
Le BIANCO dénonce des violations graves des principes fondamentaux de transparence, d’égalité des chances et de mérite qui devraient régir l’accès à la profession d’avocat. Ces agissements sont susceptibles de relever d’infractions pénales telles que l’abus de fonction, le favoritisme et la corruption passive.
Cette affaire met en lumière des dérives préoccupantes au sein d’un dispositif central pour le fonctionnement de la justice.
TV-A (avec Tribune)
