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Madagascar : le cyclone Gezani cause la mort d’au moins 20 personnes

Vingt personnes ont perdu la vie et plus de 3 200 autres ont été blessées à cause du cyclone Gezani. C’est ce qu’a annoncé le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) de Madagascar le 11 février. Selon le BNGRC, 15 personnes sont portées disparues et 33 ont été gravement blessées.

Les habitants des régions d’Analanjirofo, d’Atsinanana, d’Alaotra-Mangoro et d’Analamanga ont été les plus touchés par la catastrophe. À Toamasina, centre administratif de la région d’Atsinanana, des infrastructures et des habitations ont été complètement détruites, toujours selon le BNGRC. Après avoir frappé de plein fouet la deuxième ville du pays, Toamasina, mardi soir, avec des rafales soufflant jusqu’à 250 km/h, le système s’est nettement affaibli en touchant terre, mais continue de traverser l’île d’est en ouest, entraînant des risques d’inondations.

À 15 heures locales, Gezani était positionné dans le district d’Antsalova. Le vent moyen est estimé à 40 km/h, avec des rafales locales de l’ordre de 50 km/h. Le cyclone s’est déplacé vers l’ouest-sud-ouest à une vitesse de 28 km/h et devrait sortir en mer à brève échéance. Des activités pluvio-orageuses associées à ce système influencent principalement la région de Melaky. La vigilance reste de mise face au risque de crues des rivières et aux accumulations d’eau, selon les alertes météorologiques.

Les alertes cycloniques sont mises à jour comme suit : ✓ Alerte bleue (Vigilance post-cyclone) : MELAKY ✓ Alerte levée : ANALANJIROFO, ATSINANANA, ALAOTRA MANGORO, ANALAMANGA, BETSIBOKA, BONGOLAVA, ITASY, VAKINANKARATRA et MENABE. La sortie en mer entre Besalampy et Morombe est déconseillée car les conditions météorologiques restent maussades. Prière de suivre attentivement les consignes émises par les autorités locales.

Des vidéos partagées par la présidence montrent le nouvel homme fort du pays, le colonel Michaël Randrianirina, pataugeant dans les rues inondées de la cité portuaire. Il s’était rendu préventivement à Toamasina, également appelée Tamatave − son nom sous la colonisation française − pour témoigner son soutien à la population, quatre mois après la prise de pouvoir des militaires.

Sur les images, cette ville verdoyante, comptant près de 400 000 habitants, apparaît défigurée, ses rues jonchées de centaines d’arbres arrachés par les vents les plus violents du cyclone, dont l’œil a directement touché la ville.

« Le chaos total »

Une vidéo aérienne partagée par le BNGRC montre des toits de tôle éventrés à perte de vue et les palmiers de l’avenue de l’Indépendance renversés comme de simples allumettes. « C’est le chaos total, 90 % des toits des maisons se sont envolés, tout ou en partie », décrit à l’Agence France-Presse un responsable régional de l’ONG Action contre la faim, Rija Randrinarisoa. « Les routes sont totalement inaccessibles, du fait des arbres au sol, des tôles. Les voitures ne peuvent pas circuler. »

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