La décision prise par le Burkina Faso de suspendre l’exportation du bétail jusqu’à nouvel ordre a suscité une vive inquiétude chez de nombreux musulmans ivoiriens. Le Burkina Faso, principal fournisseur de moutons à chaque fête de la Tabaski, refuse désormais d’acheminer la marchandise.
Cette mesure, prise il y a de cela 11 jours, a provoqué une flambée des prix des moutons, au point qu’il sera difficile pour les ménages à revenus moyens d’en acheter cette année. Les prix atteignent parfois un million de francs CFA, contre 120 000 à 500 000 francs CFA l’année dernière.
Toutefois, le gouvernement ivoirien a tenté de rassurer la population en affirmant que les moutons locaux sont disponibles, de bonne qualité et accessibles. Vendredi dernier, le Conseil national de lutte contre la vie chère en Côte d’Ivoire (CNLVC) a interrogé les Ivoiriens en ces termes : « Face à cette situation liée à l’insécurité dans certaines zones de la sous-région, n’est-ce pas l’occasion de se tourner vers la production nationale ? »
Aujourd’hui, près de 70 % des animaux arrivent en Côte d’Ivoire par le corridor sud, en transitant par le Niger, le Nigeria, le Bénin, le Togo et le Ghana avant d’entrer par Noé. Un acteur du secteur insiste sur le fait qu’il n’existe aucun risque de pénurie et affirme que la Côte d’Ivoire a également exploré la piste mauritanienne.
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