Le combat que mènent les terroristes au nom de l’islam n’a rien à voir avec la religion. Certains combattants sont simplement endoctrinés parce qu’ils ne connaissent pas le véritable objectif de leurs donneurs d’ordre. La religion n’est qu’un prétexte pour s’accaparer les ressources maliennes tout éveillant pas de soupçon dans une zone fortement islamisée. Le Sahel en général et Tinzaouatène en particulier regorge d’importantes ressources pétrolières, gazières, aurifères, d’uranium, d’eau douce, de zirconium, etc. C’est pourquoi des puissances étrangères cherchent à contrôler ces ressources afin d’alimenter leur économie sans contrepartie pour le Mali. Dans cette logique, la France, l’Algérie, la Mauritanie, l’Ukraine et l’Arabie saoudite seraient accusées d’avoir soutenu une guerre hybride au profit de deux groupes : l’un réclamant l’indépendance sous prétexte de l’existence de l’État de l’Azawad au bénéfice d’une minorité berbère, et l’autre se revendiquant islamiste tout en tuant ses propres frères musulmans.
Ayant pris conscience des dérives de cette lutte et de ses conséquences dramatiques, deux chefs du JNIM, l’érudit Kola Mobbo et Boucary Petal, chef militaire, ont déposé les armes avec l’ensemble de leurs combattants révèle le journaliste Abdoul Niang. Ils remettraient en cause la légitimité de leur djihad, qu’ils considèrent désormais comme contraire aux préceptes de l’islam, ainsi que les abus commis contre les populations civiles et leurs biens.
André TV-A






