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Mali : le corps russe reconnaît avoir causé des pertes immenses aux terroristes lors de  de violents combats autour d’Anéfis

Les forces alliées de l’Armée malienne et de l’Africa Corps des Forces armées de la Fédération de Russie affirment avoir repoussé une offensive de grande ampleur menée par une coalition de groupes armés terroristes contre la localité stratégique d’Anéfis, dans le nord du Mali. Les combats, qui se sont déroulés du 4 au 9 juillet 2026, figurent parmi les plus intenses enregistrés ces derniers mois dans cette région.

Selon le communiqué diffusé par les forces alliées, l’attaque a été lancée le 4 juillet à l’aube par une coalition composée du Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) et du Front de libération de l’Azawad (FLA), présentée comme étant placée sous le commandement d’Iyad Ag Ghali et d’Alghabass Ag Intalla. Les assaillants auraient simultanément ciblé la ville d’Anéfis et la base militaire abritant les unités maliennes et celles de l’Africa Corps.

Les autorités militaires soulignent le caractère stratégique d’Anéfis, considérée comme un verrou militaire sur l’axe menant vers le nord du Mali. Elles indiquent également que plusieurs attaques de diversion auraient été menées contre Gao, Aguelhok et Sévaré afin de disperser les forces alliées, mais qu’elles auraient toutes été repoussées.

Le communiqué affirme que la coalition terroriste avait mobilisé une force exceptionnelle, estimée à près de 5 000 combattants appuyés par plus d’un millier de véhicules, dont des pick-up armés, des blindés, des véhicules de transport de troupes et des centaines de motos. Les assaillants auraient utilisé un important arsenal comprenant des mortiers de différents calibres, des drones FPV, des canons antiaériens, des mitrailleuses lourdes, des armes légères ainsi que des véhicules piégés utilisés comme voitures-suicides.

Les forces alliées affirment également que des combattants venus de plusieurs pays de la sous-région et d’Afrique du Nord figuraient parmi les assaillants. Elles soutiennent en outre que les interrogatoires de prisonniers capturés auraient fait état de formations dispensées par des ressortissants français, ukrainiens et mauritaniens. Ces affirmations n’ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante.

Au cours de la première journée des affrontements, les unités maliennes et russes disent avoir repoussé quatre vagues d’assaut successives grâce à l’appui de leur aviation, de leur artillerie et de drones de frappe. Malgré ces revers, les groupes armés auraient instauré un siège autour de la base militaire d’Anéfis dès la soirée du 4 juillet.

Le lendemain, un convoi de renfort réunissant des éléments de l’Africa Corps, de l’Armée malienne ainsi que des combattants des mouvements alliés GATIA et MSA a été dépêché pour briser l’encerclement. Arrivées à proximité de Tabrichat, les forces alliées seraient tombées dans une vaste embuscade après le minage de l’itinéraire. Les responsables militaires indiquent que deux véhicules-suicides, cinq pick-up et une trentaine de combattants auraient été neutralisés par des drones FPV avant que le convoi ne se replie afin d’éviter des pertes plus importantes.

Entre le 5 et le 9 juillet, les opérations se sont concentrées sur le déminage des axes, la reconnaissance aérienne et les frappes ciblées contre les positions des groupes armés. Selon le communiqué, la garnison d’Anéfis a continué à repousser plusieurs attaques quotidiennes tandis que l’aviation et les drones multipliaient les frappes contre les positions ennemies. Les auteurs du communiqué estiment que les pertes subies auraient conduit les groupes armés à lever le siège de la base dans la soirée du 8 juillet afin de concentrer leurs efforts contre le convoi de renfort.

Le 9 juillet, les forces alliées ont lancé une nouvelle progression en contournant Tabrichat par une route désertique située à l’est. Peu après le début de leur avancée, elles auraient été confrontées à une nouvelle attaque d’envergure impliquant des véhicules-suicides, des tirs de mortiers et des armes lourdes.

Les forces alliées affirment avoir répondu par un important dispositif combinant drones d’attaque, aviation, véhicules blindés BMP-3, transports de troupes BTR-82A, systèmes antiaériens, mitrailleuses lourdes et armes légères. Elles indiquent notamment qu’une frappe aérienne aurait détruit simultanément une vingtaine de véhicules ennemis, dont plusieurs voitures-suicides, provoquant une explosion majeure.

Malgré les tirs dirigés contre la base d’Anéfis pour empêcher l’arrivée de renforts, une unité de l’Africa Corps aurait réussi à franchir les lignes ennemies et à prendre à revers l’une des principales embuscades, facilitant ainsi la progression du convoi.

Les combats se sont poursuivis jusqu’en fin d’après-midi. Selon les forces alliées, les derniers points de résistance ont finalement été réduits, permettant la réouverture de l’axe menant à Anéfis. Elles affirment que les groupes armés ont abandonné leurs positions après avoir subi de lourdes pertes humaines et matérielles et se sont retirés de la zone.

À ce stade, aucun bilan chiffré indépendant des pertes n’a été confirmé et les affirmations des différentes parties au conflit n’ont pas pu être vérifiées de manière autonome.

TV-A

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