Bamako, 19 juin 2026 – Dans le cadre du renforcement de la lutte contre le financement du terrorisme et l’extrémisme violent, les autorités maliennes ont décidé de franchir une nouvelle étape en ordonnant le gel des avoirs et ressources économiques de douze personnes soupçonnées de soutenir des organisations terroristes opérant sur le territoire national.
Selon un arrêté signé le 18 juin 2026 par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, les personnes visées sont accusées d’entretenir des liens présumés avec le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) ainsi qu’avec le Front de Libération de l’Azawad (FLA).
D’après les autorités, les griefs retenus contre ces individus concernent notamment le soutien manifeste à des organisations terroristes, la promotion et l’apologie du terrorisme, l’association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes, ainsi que la facilitation de la préparation ou de la perpétration d’actes terroristes.
L’arrêté ministériel prévoit le gel immédiat des biens, avoirs financiers et ressources économiques des personnes concernées pour une durée de six mois renouvelable. Cette décision s’inscrit dans le cadre des mécanismes nationaux et internationaux de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
À travers cette mesure, les autorités entendent empêcher toute mobilisation ou utilisation de ressources susceptibles de soutenir des activités portant atteinte à la sécurité nationale et à la stabilité du pays.
Vigilance accrue des acteurs financiers
Le gouvernement malien rappelle que l’ensemble des établissements financiers, institutions bancaires, opérateurs économiques et autres entités assujetties aux réglementations relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sont tenus d’appliquer strictement les dispositions de cet arrêté.
Les contrevenants s’exposent à des sanctions disciplinaires et pénales conformément à la législation en vigueur.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par la persistance de la menace terroriste au Mali et dans plusieurs pays du Sahel. Les autorités multiplient depuis plusieurs années les initiatives visant à assécher les sources de financement des groupes armés et à renforcer les dispositifs de prévention contre l’extrémisme violent.
Les douze personnes concernées
L’arrêté cite notamment :
- Malick Konaté, journaliste ;
- Kadidia Fofana ;
- Sékou Tounkara, enseignant ;
- Ismaïla Sacko, ingénieur architecte ;
- Boubacar Soumahoro dit « Bouba Fané » ;
- Cheick Mohamed Chérif Koné, magistrat de grade exceptionnel ;
- Youssouf Doumbia, alias « Delfro » ;
- Almouzzamibion Ag Mohamed, chef d’entreprise ;
- Boubacar Sidigh Ould Taleb Sidi Aly ;
- Haballah Ag Hamzatta, juriste ;
- Mohamed Elmaouloud Ould Ramadane, juriste ;
- Ahmada Ag Bibi, commerçant.
Ibrahima TV-A