Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené une opération dénommée « Dougoukoloko » du 14 au 21 mars 2026 dans la région de Kayes (sud-ouest du pays). Cette opération, selon l’État-Major général des armées, a été principalement conduite dans les zones de Yélimané et Ségala, à la suite de celles menées à Ambidédi et Diboli.
Les forces terrestres ont ainsi localisé et détruit des refuges terroristes, dont deux bases importantes à Médina-Kayes, faisant une quarantaine de morts dans les rangs ennemis, parmi lesquels figurait un chef terroriste de premier plan. « Dans la foulée, nos forces ont libéré 12 otages précédemment enlevés par des groupes armés terroristes et récupéré une importante quantité d’armes, de munitions ainsi que divers biens volés aux populations de Kayes et de Nioro », indique le communiqué.
Concernant le matériel saisi, des drones à usage kamikaze, des radios TYT, plus de 3 000 litres de carburant et d’autres équipements militaires ont été récupérés. Par ailleurs, trois véhicules, dont un bus de la compagnie SONEF, ont été retrouvés et ramenés à Kayes en vue de leur restitution à leurs propriétaires. «Les otages libérés ont aussitôt été pris en charge par les FAMa et font actuellement l’objet de contrôles médicaux avant de rejoindre leurs familles respectives», précise le communiqué de l’État-Major des armées.
Depuis 2012, à la suite de la dislocation de la Libye après l’intervention de l’OTAN ayant entraîné la mort de Mouammar Kadhafi, des groupes armés se sont implantés au Mali, aggravant l’insécurité dans le Sahel. Malgré l’opération Barkhane menée par l’armée française et la MINUSMA, la situation sécuritaire s’est détériorée jusqu’à l’arrivée au pouvoir du président Assimi Goïta, qui est parvenu à reprendre le contrôle de certaines zones du nord, dont Kidal.
André TV-A
