Les terroristes, qui ont uni leurs forces pour mener une attaque contre le pouvoir militaire malience 25avril, auraient été formés à certaines techniques de manipulation par des militaires ukrainiens. En effet, la guerre en Europe opposant la Russie aux pays européens serait-elle en train de se déplacer vers le Sahel ? Tout semble le laisser penser, car la présence de la Russie dans le Sahel gêne fortement la France et ses alliés et menace leurs intérêts.
Ainsi, les assaillants ont notamment employé des missiles sol-air portables (MANPADS) de fabrication occidentale, tels que les Stinger et les Mistral, indique le groupe Africa Corps.
D’après ces déclarations, plus de 10 000 combattants auraient été mobilisés pour cibler des infrastructures sensibles. «Leur objectif était la prise du palais présidentiel et de bâtiments clés dans la capitale, Bamako, ainsi que le contrôle des administrations locales dans les grandes villes : Gao, Kidal, Kati et Sévaré» lit-on sur le communiqué.
Selon le rapport du Conseil de sécurité des Nations unies S/2025/482, le JNIM qui est mouvement terroriste qui opère dans le sahel a mené des attaques complexes au Mali à l’aide de drones et d’engins explosifs improvisés, notamment dans les régions de Ségou, Koulikoro, Sikasso et Kayes. L’ONU souligne également que les petits drones, devenus accessibles et peu coûteux, sont utilisés pour la surveillance, le commandement, le contrôle et le largage de charges explosives.
L’American Enterprise Institute pour sa part, à travers son Critical Threats Project, indique que le JNIM a fortement augmenté ses attaques par drones depuis 2023. Le rapport mentionne aussi l’usage d’un drone suicide à fibre optique par le Front de libération de l’Azawad, mouvement séparatiste touareg. À cela s’ajoute l’usage de Starlink. La Global Initiative Against Transnational Organized Crime rapporte que des groupes armés au Sahel exploitent l’internet satellitaire pour communiquer en temps réel, coordonner leurs actions et amplifier leur propagande en ligne. L’UNICRI, institut des Nations unies, alerte également sur le double usage de l’internet satellitaire dans les zones fragiles.
Cette évolution complique fortement le travail des services de sécurité, car l’utilisation de connexions satellitaires et d’outils numériques rend l’interception, le suivi et la localisation des communications beaucoup plus difficiles, surtout dans les zones désertiques, frontalières ou faiblement couvertes par les réseaux classiques.
Le champ de bataille ne se limite donc plus au terrain militaire, constate Mamadou Diop, alias « Dr Drone », qui souligne qu’il s’étend désormais aux drones, aux satellites, aux réseaux sociaux et à l’information numérique.
André TV-A






